AvecHydratium, rĂ©alisez trĂšs facilement une dalle extĂ©rieure en bĂ©ton sans armature en fer. ABONNEZ-VOUS Ă  notre chaĂźne Youtube, d'autres vidĂ©os sont en p PrĂ©parer: Le terrain. Il faut dĂ©gager la couche superficielle de terre (15-20cm) sur laquelle reposera la dalle et bien tasser le terrain, tout en lui donnant l'inclinaison voulue. Un terrain ne devrait jamais ĂȘtre parfaitement horizontal pour une dalle en extĂ©rieur, prĂ©voir quelques degrĂ©s d'inclinaison pour le ruissellement de l'eau. Eneffet, la chape de ciment se fait en une seule fois Vous n’aurez droit Ă  aucune retouche ! 5. Le sĂ©chage. Une fois votre chape coulĂ©e, vous allez devoir attendre une semaine par centimĂštre de chape avant de pouvoir y circuler Ă  nouveau. Il pourrait donc falloir plusieurs semaines pour laisser sĂ©cher des chapes de ciment trĂšs Sil existait traditionnellement une mĂ©thode standard et plutĂŽt simple pour couler une dalle, aujourd’hui, plusieurs sortes de dalles peuvent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es par des procĂ©dĂ©s diffĂ©rents en fonction du type de dalle. IntĂ©ressons-nous ici au procĂ©dĂ© qui permet de couler une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur, puis en bĂ©ton quartzĂ©. Focus ! Les Ă©tapes pour couler une dalle en Jai une terrasse que je souhaite carreler avec des dalles de 50x50 avec 25mm d'Ă©paisseur et on m'a conseillĂ© de faire un ragrĂ©age. Cependant plusieurs questions se posent. Cette terrasse est constituĂ©e de deux partie :-une partie ancienne en bĂ©ton grossier (le ragrĂ©age doit permettre de lisser ce support et de rattraper quelques dĂ©fauts) Vay Tiền TráșŁ GĂłp 24 ThĂĄng. Couler une dalle en bĂ©ton est l’un des travaux indispensables pour toute personne dĂ©sireuse d’effectuer de grosses rĂ©novations dans une rĂ©sidence. Dalle en bĂ©ton intĂ©rieur ou extĂ©rieur, il s’agit lĂ  d’une opĂ©ration qui nĂ©cessite des qualitĂ©s professionnelles compte tenu de la qualification demandĂ©e par l’exĂ©cution de la tĂąche. C’est un travail mĂ©thodique comportant des risques aussi bien pour l’ouvrier que pour l’ouvrage. Pour donc couler la dalle de bĂ©ton extĂ©rieur, voici les Ă©tapes clĂ©s qui permettent de rĂ©ussir l’opĂ©ration. Couler une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur les six Ă©tapes clĂ©s Ă  suivreLa prĂ©paration du terrain pour couler une dalle en bĂ©tonLe dĂ©capage du terrainLa pose de la couche de calcaire finLa pose du coffrage Le coulage du bĂ©tonLe surfaçageQuelques recommandations pour couler une dalle en bĂ©ton extĂ©rieurPourquoi couler une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur ? L’épaisseur d’une dalle Couler une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur les six Ă©tapes clĂ©s Ă  suivre La prĂ©paration du terrain pour couler une dalle en bĂ©ton Tout commence par la dĂ©limitation de la surface destinĂ©e Ă  recevoir la dalle de bĂ©ton. Pour ce faire, la pratique demande d’utiliser des piquets et aussi des cordeaux traceurs pour effectuer la dĂ©limitation. À ce stade, on prend aussi des mesures afin de vĂ©rifier et de s’assurer de la justesse des angles droits. Le dĂ©capage du terrain Compte tenu de la qualitĂ© de la terre vĂ©gĂ©tale, on procĂšde Ă  un dĂ©capage du terrain. Une fois la surface dĂ©capĂ©e, on creuse le terrain Ă  la limite de l’épaisseur souhaitĂ©e. La pose de la couche de calcaire fin C’est une Ă©tape clĂ© dans le processus de coulage de la dalle en extĂ©rieur. Elle consiste Ă  mettre en place une fine couche de calcaire dans le but d’avoir une rĂ©gularitĂ© constante au niveau du relief du sol. Ensuite, on passe Ă  l’étape d’inclinaison de cette fine couche afin de crĂ©er une pente au niveau de la future dalle. Pour cela, on creuse une excavation peu profonde, puis on y amĂšne le gravier compte tenu du dĂ©nivelĂ©. On compacte ensuite le tout avant de vĂ©rifier si la pente est bien rĂ©alisĂ©e. À la fin du compactage du calcaire, il est Ă©galement possible de poser un film polyane afin d’empĂȘcher l’humiditĂ© ascendante. La pose du coffrage La pose du coffrage dĂ©marre par celle du coffrage pĂ©riphĂ©rique. Il est important que le coffrage soit renforcĂ© avec des piquets afin de contrer efficacement la poussĂ©e du bĂ©ton. AprĂšs la pose du coffrage, on passe Ă  la pose d’un treillis de mĂ©tal Ă  l’intĂ©rieur de la future dalle. C’est un indispensable pour couler une dalle en bĂ©ton de qualitĂ©. Le coulage du bĂ©ton Le processus pour couler une dalle en bĂ©ton surtout en ce qui concerne la dalle de bĂ©ton en extĂ©rieur se fait d’une seule traite, mais en trois Ă©tapes Positionner le treillis de mĂ©tal sur les petites cales ;Couler une premiĂšre couche de bĂ©ton ;Couler une deuxiĂšme Ă©paisseur du bĂ©ton. La premiĂšre couche de bĂ©ton est celle qui se met en place avec le treillis soudĂ©. Le dispositif utilisĂ© Ă  cette Ă©tape est la bĂ©tonniĂšre ; idĂ©al pour avoir du bĂ©ton frais. Le surfaçage Une fois l’ensemble du bĂ©ton coulĂ©, on utilise une rĂšgle Ă  maçon pour aplanir le bĂ©ton faire le surfaçage. Ensuite viennent les Ă©tapes de talochage et de lissage. À cette Ă©tape, une lisseuse Ă  grande manche est recommandĂ©e pour Ă©viter que le technicien ne soit obligĂ© de marcher sur le bĂ©ton. On peut aussi choisir d’utiliser un hĂ©licoptĂšre Ă  bĂ©ton. Cela implique d’effectuer plusieurs passages sur la surface afin d’obtenir un rendu de qualitĂ©. Certains hĂ©licoptĂšres Ă  bĂ©ton disposent aussi de pales de talochage et de lissage. Quelques recommandations pour couler une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur Avant de commencer par couler une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur, il convient de respecter certains principes aussi prĂ©cis dont le suivi permet d’avoir une pose de dalle rĂ©ussie dans des conditions optionnelles. Il s’agit entre autres de La surveillance de la mĂ©tĂ©orologie Les pĂ©riodes de pluie ou de beau temps influencent fortement la qualitĂ© du bĂ©ton en dalle. Dans le cas oĂč le travail se fait en Ă©tĂ©, il est nĂ©cessaire de veiller Ă  ce que le bĂ©ton soit chaque fois humidifiĂ© ;La rĂ©alisation de la pente afin d’éviter les eaux stagnantes en pĂ©riode de pluies, il vaut mieux crĂ©er de lĂ©gĂšre pente. C’est une rĂšgle d’or pour toute construction immobiliĂšre ;Le temps de sĂšche Il convient de respecter le temps qu’il faut pour que le bĂ©ton soit complĂštement sec. Quel que soit le beau temps qu’il fait, une pĂ©riode de 72 heures est requise ;D’envisager les espaces rĂ©servĂ©s aux travaux de la plomberie la rĂ©alisation d’une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur doit rĂ©server des circuits pour les travaux d’électricitĂ© et de plomberie. Dans le cas oĂč cette dĂ©limitation semble complexe, il est conseillĂ© de se faire aider par un guide professionnel. Il est des travaux de rĂ©novation qui implique de couler une dalle en bĂ©ton. Il peut s’agir d’un abord de piscine, d’une terrasse, d’une allĂ©e. La dalle et la chape en bĂ©ton constituent des rĂ©alisations nĂ©cessaires pour l’obtention d’un sol solide. La rĂ©alisation d’une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur a comme avantage le soutien d’une bonne fondation. La dalle en bĂ©ton prĂ©cĂšde la rĂ©alisation de la chape. Une dalle en bĂ©ton lorsqu’elle est bien rĂ©alisĂ©e dans les bonnes rĂšgles de l’art, permet de sceller le sol, de le rendre stable et porteur. Cette finition garantit la qualitĂ© et la rĂ©sistance du travail, ce qui permet de jouir par la suite d’une bonne dalle en bĂ©ton extĂ©rieur sans fissure ni dĂ©gradation aucunes. La dalle en bĂ©ton extĂ©rieur fait appel Ă  un mĂ©lange des constituants de base, dont le sable, l’eau, les granulats, le ciment. Pour donner plus de rĂ©sistance Ă  la finition, lors de la rĂ©alisation de la dalle en bĂ©ton extĂ©rieur certains composants y sont parfois ajoutĂ©s notamment un film hydrofuge et un isolant. L’épaisseur d’une dalle Par ailleurs, selon le type de travaux Ă  rĂ©aliser, il est nĂ©cessaire de donner comme Ă©paisseur Ă  une dalle en bĂ©ton extĂ©rieur une dimension d’au moins 10 centimĂštres. Cette dimension peut aller jusqu’à 40 centimĂštres selon le cas. Ceci offre la possibilitĂ© d’installer un quelconque revĂȘtement comme du carrelage ou un bĂ©ton cirĂ©. La chape est une couche mince et ne contient pas de bĂ©ton, mais seulement du ciment, du sable et de l’eau. Concernant le coulage d’une plateforme bĂ©ton Ă  l’extĂ©rieur de la maison, les dalles extĂ©rieures doivent ĂȘtre Ă©tanches pour supporter la pluie et Ă©viter tout risque d’infiltrations d’eau. Couler une dalle en bĂ©ton nĂ©cessite un savoir-faire. Il est donc recommandĂ© de faire appel Ă  un professionnel qui pourra servir de guide dans l’ensemble du projet de construction. Une demande de devis est obligatoire dans le cas oĂč vous souhaitez vous mettre Ă  l’Ɠuvre pour le coulage d’une dalle de bĂ©ton. Accueil » Bricolage » Comment faire un coffrage pour dalle en bĂ©ton? Comment faire un coffrage pour dalle en bĂ©ton? Le bĂ©ton est le matĂ©riau le plus utilisĂ© dans les travaux au quotidien. Il possĂšde de nombreuses caractĂ©ristiques trĂšs avantageuses, telles que sa rĂ©sistance au feu, Ă  la rouille, aux alĂ©as climatiques mais aussi sa soliditĂ© et sa pĂ©rennitĂ©. Le bĂ©ton est utilisĂ© dans de nombreuses constructions, qu’il s’agisse de maisons, hĂŽpitaux, Ă©coles, ponts, bĂątiments publics, barrages etc
 Le bĂ©ton est créé Ă  partir de plusieurs composants, les plus connus Ă©tant le ciment, les granulats, les adjuvants et de l’eau. La crĂ©ation et la composition du bĂ©ton varie en fonction du chantier et des prestations demandĂ©es. Qu’est ce que le coffrage? Le coffrage est une rĂ©alisation trĂšs importante dans des chantiers de construction. Il s’agit d’une structure gĂ©nĂ©ralement faite en bois, ou en mĂ©tal, qui possĂšde une forme particuliĂšre en fonction de la demande du client et des plans de construction. C’est dans cette structure que l’on fait couler le bĂ©ton, afin que celui-ci prenne la forme recherchĂ©e et sĂšche en toute sĂ©curitĂ©. Le bĂ©ton met gĂ©nĂ©ralement 48h Ă  sĂ©cher, mais le coffrage s’enlĂšve lui, au bout de quelques semaines, afin d’éviter l’apparition d’irrĂ©gularitĂ©s sur la surface bĂ©tonnĂ©e. Certains coffrages peuvent servir Ă  plusieurs chantiers, tandis que d’autres ne sont mis en place qu’une seule et unique fois. Dans le domaine de la construction, il existe deux types de coffrage Le coffrage vertical ce type de coffrage est utilisĂ© pour des Ă©lĂ©ments tels que des colonnes, des murs, les cĂŽtĂ©s des poutres etc
 Le coffrage horizontal celui-ci est mis en place pour des dalles ou des soffites plafonds de poutres par exemple. Pourquoi utiliser une dalle en bĂ©ton? La dalle en bĂ©ton en maçonnerie gĂ©nĂ©rale sert Ă  fixer les fondations d’une maison. GrĂące Ă  elle, vous pouvez ĂȘtre sĂ»rs que votre construction est stable et solide. Elle fait office de sol porteur et permet de murer et sceller les fondations entre elles. Les dalles de bĂ©ton sont composĂ©es de ciment, graviers et de sable. Il existe diffĂ©rents bĂ©tons qui, comme mentionnĂ©s prĂ©cĂ©demment, ne sont pas composĂ©s de la mĂȘme maniĂšre en fonction du projet de travaux. Vous avez des projets de construction? Piscine, garage, allĂ©e, terrasse? Vous aurez besoin d’utiliser une dalle en bĂ©ton. Bien que couler du bĂ©ton ne soit pas difficile, rĂ©aliser la structure de coffrage peut quant Ă  elle, ĂȘtre plus compliquĂ©e. Voici donc quelques astuces vous permettant de crĂ©er votre coffrage vous mĂȘme. PrĂ©parez votre chantier Avant de couler une dalle de bĂ©ton, il faut que vous procĂ©diez Ă  un dĂ©caissement du sol. C’est une opĂ©ration qui vise Ă  prĂ©parer le sol en lui enlevant la couche de terre supĂ©rieure afin de le mettre Ă  niveau. Cela vous permettra d’avoir une surface plate et nette. CrĂ©ez votre structure de coffrage A l’aide de planches en bois, crĂ©ez la structure de votre coffrage en fonction des mesures et surfaces dont vous avez besoin pour votre rĂ©alisation. Établissez un plan en amont afin de vous faciliter la tĂąche. Une fois la forme Ă©tablie, assemblez les planches entre elles et vissez ou clouez les. VĂ©rifiez la surface de votre coffrage une fois que votre structure de coffrage est assemblĂ©e, placez-la Ă  l’intĂ©rieur de la surface creusĂ©e et prĂȘte Ă  recevoir les dalles de bĂ©ton. Si les tailles ne correspondent pas, dĂ©vissez vos planches et rĂ©-assemblez-les aux bonnes mesures. Des piquets ou briques disposĂ©s Ă  l’extĂ©rieur du coffrage peuvent ĂȘtre nĂ©cessaires si vous avez beaucoup de bĂ©ton Ă  Ă©couler. Enfin, lorsque votre coffrage est correctement placĂ©, installez des armatures de renfort afin d’éviter tout dĂ©bordement. PrĂ©parez votre bĂ©ton Avant d’écouler la dalle de bĂ©ton, il est important de possĂ©der une substance prĂȘte Ă  ĂȘtre utilisĂ©e. Pour cela, vous avez plusieurs choix. Vous pouvez vous faire livrer votre bĂ©ton, ou vous pouvez le prĂ©parez vous-mĂȘme Ă  l’aide d’une bĂ©tonniĂšre, des sacs de sable, de ciment et de graviers. Versez le bĂ©ton dans votre coffrage Versez soigneusement votre prĂ©paration de bĂ©ton dans votre coffrage. Avant de la laisser dĂ©finitivement sĂ©cher, piquez le bĂ©ton avec un bĂąton pour qu’il puisse s’aĂ©rer. Ensuite, pour obtenir un rĂ©sultat uniforme, lissez le tout avec une taloche et laissez sĂ©cher. Il ne faut en aucun cas, toucher le bĂ©ton pendant la pĂ©riode de sĂ©chage. Cela pour rĂ©duire votre travail Ă  nĂ©ant et donner des imperfections Ă  votre construction. Toutes ces Ă©tapes semblent faciles Ă  effectuer lorsque l’on possĂšde une Ăąme de bricoleur. Pour autant, il reste plus prudent et judicieux de contacter une entreprise de maçonnerie, ou un maçon indĂ©pendant afin de rĂ©aliser ces travaux de construction. Sa connaissance du terrain et son expertise en diffĂ©rents matĂ©riaux vous garantiront un rĂ©sultat trĂšs satisfaisant. Chapter Text "...... j'veux me battre, j'en ai marre..."Si elle casse pas la gueule Ă  quelqu'un tous les jours, Noi a tendance Ă  devenir vite insupportable. Alors aprĂšs trois jours de chĂŽmage technique, Shin sait qu'elle va bientĂŽt exploser."Que veux-tu ? Y a rien Ă  faire, y a rien Ă  faire...", dit Shin en Ă©tendant ses jambes avant de replonger le nez dans son journal. "La semaine prochaine y a la nuit des morts-vivants Ă  Hole, si tu veux on ira casser du zombie. - Mais c'est maintenant que je veux de l'action !", s'Ă©crie Noi avant de se fourrer du chocolat en bouche. "Va t'entraĂźner si tu t'emmerdes. - Oui mais non, je veux affronter des vrais ennemis qui en jettent. - ... mĂȘme quand on a du boulot, on affronte surtout des nullos, hein...", commente Shin. "... c'est vrai, ça... En pourrait pas avoir des ennemis un peu plus coriaces, quand mĂȘme ? - Si tu voulais juste affronter les mecs les plus forts, t'aurais mieux fait de pas bosser pour En.", explique Shin. AprĂšs tout, ça lui paraĂźt Ă©vident qu'il vaut mieux ĂȘtre dans le groupe des losers quand on veut affronter des gens meilleurs que soi. "Comment ça ? - Ben si Ă  la place d'ĂȘtre sa cousine, t'Ă©tais son ennemie jurĂ©e, tu pourrais l'affronter. Ca doit ĂȘtre un adversaire valable. - En ? Bof, non, c'est pas le type de bataille qui me fait rĂȘver.", dit Noi en se recoupant un bout de chocolat. "Ben moi je serais ton ennemi, alors."Sur cette phrase, Noi reste immobile une seconde, avant qu'un grand sourire ne vienne s'afficher sur son visage." ... putain, comme ce serait cool. - ...... merci ?", dit Shin en levant un sourcil. "Nan, mais je veux dire comme on serait trop de bons ennemis... - ... tu penses ?", demande-t-il car c'est quelque chose qu'il ne s'est jamais vraiment imaginĂ©. "Certaine. - Mouais, peut-ĂȘtre.", commente-t-il. AprĂšs tout, Noi est plutĂŽt forte, et increvable, ce serait un joli challenge. Enfin bon, un temps, quoi, il ne doute pas de sa capacitĂ© Ă  la battre. "Mais c'est moi qui gagnerais.", prĂ©cise-t-il. "Tut tut tut, sĂ»rement pas.", corrige-t-elle, et Shin relĂšve le nez de son journal, cherche le regard de Noi. "On parie ? -... et comment on vĂ©rifie ça ? - Chais pas, on va se later la gueule ? - Nan, mais ça vĂ©rifie rien, ça. Si on Ă©tait ennemis, j'irais franco avec vous. - Ben tu peux aussi sans, hein. - J'veux pas vous tuer par inadvertance. - ... tu causes, tu causes, mais t'as juste peur de perdre, hein."Noi semble rĂ©flĂ©chir une seconde. Shin la connait par coeur elle va finir par donner la façon la plus invraisembable qui soit de mener Ă  bien ce pari."J'ai une super idĂ©e.", finit-elle par dire, et il sait dĂ©jĂ  qu'il a vu juste. "... ah ? - En est encore absent quoi, 15 jours ? - A peu prĂšs, ouais. - VoilĂ  ce que je propose on se trouve une fumĂ©e style amnĂ©sie qui nous fait croire qu'on est des ennemis jurĂ©s. On aura quinze jours pour voir qui gagnerait."C'est clair que c'est tellement plus simple que d'aller dans une salle d'entraĂźnement et de se taper dessus directement."Si on se bute l'un l'autre, ce sera pas top quand mĂȘme.", prĂ©cise Shin. "J'suis pas vraiment butable, hein... - ... on sait jamais. - Bon, ajout au scĂ©nario vous bossez toujours pour En, mais pas moi. Comme j'suis sa cousine il vous a interdit de me buter mĂȘme si j'suis son ennemie. Vous respectez bien les instructions comme ça en gĂ©nĂ©ral, donc je me fais pas trop de souci. - ... mouais. Et dans l'autre sens ? - ...... si ça arrive, y a toujours Kikurage ? - Super...", rĂ©pond Shin, mais il referme son journal et continue de parler. "Non, mais t'adores te battre, hein ? Et je serais ton seul adversaire valable. Suffit qu'on te convainques que tu dois pas me buter pour pouvoir me rĂ©affronter. Genre en fait t'es l'ennemie d'En, mais juste pour qu'on puisse se mettre dessus Ă  intervalles rĂ©guliers."SincĂšrement, Shin n'a aucune idĂ©e de pourquoi il l'encourage dans des dĂ©lires pareils. Peut-ĂȘtre qu'en fait il s'emmerde lui aussi."....... pourquoi je fais pas ça dans la vie ?", finit par demander Noi. "Ca me paraĂźt vachement plus cool comme plan de carriĂšre. - Ouais, ben essaie dĂ©jĂ  quinze jours avant de vouloir changer de boulot et de transformer ton partenaire en ennemi jurĂ©. - Nan, mais c'est pas contre vous, hein. - Heureusement que je te connais bien, parce que sinon je le prendrais mal. - Faut pas dire ça comme ça. Un ennemi jurĂ© c'est super bien aussi. - ... ou c'est juste toi qu'es dingue. - Bon, alors, on le fait ? - C'est n'importe quoi mais bon, comme ça au moins t'admettras qui est le plus balaise. - Et on arrĂȘtera de s'emmerder comme des rats morts. - ...... putain, m'en parle pas.", conclut-il en foutant le journal Ă  la poubelle. Quand Shin voit dĂ©barquer Noi accompagnĂ©e, il se doute qu'elle a trouvĂ© /la/ fumĂ©e qui leur permettra d'accomplir leur pari. La mage qui accompagne Noi est plutĂŽt grande pour une fille elle arrive Ă  peu prĂšs la poitrine de Noi, donc, et a un masque en forme de livre assez perturbant."Sempai, voici Machiko, elle peut faire pile ce qu'on veut Ă  deux/trois choses prĂšs. - T'arrives toujours Ă  trouver les fumĂ©es les plus improbables, hein ? Bon, alors, c'est quoi le plan ? - J'ai pas de souci pour faire croire Ă  quelqu'un qu'il est quelqu'un d'autre, par contre, le coup de transformer des partenaires en ennemis jurĂ©s, ça me paraĂźt chaud.", explique Machiko. "Comment ça ?", demande Shin. "Ben en fait, si par exemple on veut faire croire Ă  Noi-chan qu'elle n'a jamais bossĂ© pour En et qu'elle est son ennemie, il faut que ma magie reconstruise des souvenirs Ă  partir de ce qu'elle connaĂźt. Comme leur relation est pas des plus cordiales, ça ne pose pas de souci... - Jusque lĂ , je suis. - Par contre, reconstruire des souvenirs mauvais entre vous deux, ça me paraĂźt plus dur, parce que de ce que Noi-chan m'a expliquĂ©, vous ĂȘtes quand mĂȘme plutĂŽt potes. Si y a pas assez de faux souvenirs, ou qu'ils sont pas assez convaincants, l'illusion tiendra jamais. - Ouais, donc en fait, ça peut pas marcher, quoi.", conclut Shin. "Sempai, Ă©coutez jusqu'au bout. - Ce que je peux faire, et qui sera le plus simple, c'est vous effacer tous les deux de la mĂ©moire l'un de l'autre. Au moins, de ce point de vue-lĂ , ce sera clair, net et sans embrouille. Je reconstruis une identitĂ© en tant que nettoyeur pour En qui bosse seul pour Shin, et pour Noi-chan un truc un peu plus compliquĂ© oĂč elle a jamais bossĂ© pour En. Ensuite, pour faire de vous deux des ennemis, j'aurais dit suffit de donner une raison Ă  Noi-chan d'attaquer la rĂ©sidence ou un truc du style. - Oui, mais non, dans ce cas-lĂ , je risquerais de buter des gens pour rien.", reprend Noi. "A la limite, je bute Shin par erreur, ce serait con mais on l'aurait un peu cherchĂ©... - ... surtout fais comme si j'Ă©tais pas lĂ , hein...", commente Shin. "Non, mais c'est hypothĂ©tique, sempai... enfin bon, voilĂ , ce serait pas grave, mais si je bute des larbins qui ont rien fait, quand mĂȘme, ce serait triste. - J'suis ravi de voir la valeur de mon existence Ă  tes yeux. - Nan mais c'est pas ça que j'ai dit.", soupire Noi. "Je dis qu'il faut que je sache que j'y vais pas pour buter du monde, mais pour me battre avec vous. Et pas pour vous buter non plus, d'ailleurs. C'est pas le but. - Ben ça, Noi-chan, je pense que le plus simple c'est de bien goupiller vos nouvelles identitĂ©s et ensuite de vous faire croire que vous vous ĂȘtes oubliĂ©s l'un l'autre pour raison X ou Y. - Moui, pourquoi pas...", commente Noi, mais elle a pas l'air certaine de la fin. "Si le background est cohĂ©rent, je pense qu'on aura pas de souci pour y croire.", dit Shin. "Par contre, j'imagine qu'il faudra mettre d'autres gens dans le coup..." Chapter Text Quand Noi reprend conscience, elle est chez elle, dans son canapĂ©, et se dit qu'elle a enfin compris ce que ça pouvait faire une gueule de bois parce que sa tĂȘte la fait terriblement souffrir."Ca va ?", demande Ebisu en lui tendant un verre d'eau. Noi se redresse et sa tĂȘte tourne un peu plus, mais elle attrape le verre d'eau. "Oh, putain, j'ai un de ces maux de crĂąne... - C'est pas habituel, ça. - Je pourrais mĂȘme pas dire ce qu'il s'est passĂ© hier.", soupire Noi. "... il s'est passĂ© quoi, hier ? - De ce que j'en sais, t'allais essayer de piquer le cristal du dĂ©mon chez En, tu t'es battue avec Shin et comme ça s'est pas passĂ© comme tu le souhaitais, t'as passĂ© la nuit Ă  prendre des fumĂ©es louches. - Shin ? C'est qui, Shin ? - Ben le nettoyeur d'En. Ton ennemi jurĂ©. - Hein ?"Bon, d'accord, elle a la tĂȘte dans un Ă©tat lamentable, mais de lĂ  Ă  oublier quelqu'un contre qui elle se bat..."Le type avec le marteau et le masque en forme de coeur ?", explique Ebisu, mais Noi n'a aucune idĂ©e de qui il peut s'agir. " ... nan, vraiment, j'vois pas. - Je sais pas quelle fumĂ©e zarb t'as consommĂ©e hier, mais faudra que tu me donnes l'adresse du dealer, parce que c'Ă©tait de la bonne. - Oh, c'est bon, te moque pas.", fait Noi en se levant. Sa tĂȘte la fait beaucoup moins soufrir, mais la mĂ©moire lui revient pas. "Je ferai plus de connerie comme ça la prochaine fois. - Moi j'm'en fous tant que tu paies ta part de loyer. - ... j'en doute pas." Noi se lĂšve, regarde autour d'elle. L'appart qu'elle partage avec Ebisu en coloc est pareil que d'habitude, mais pourtant, elle a comme l'impression qu'il y a quelque chose qui cloche. Comme si elle avait rien Ă  faire lĂ  alors que ça fait des mois qu'elle vit ici. Ca doit ĂȘtre un des effets secondaires des fumĂ©es de la nuit, parce que Noi voit pas trop ce qu'elle irait faire ailleurs. "Bon, donc, le cristal, je l'ai pas, et le type au marteau, je l'ai pas butĂ©, c'est ça ?", rĂ©sume-t-elle pour savoir oĂč elle en est. "Nan, mais tu butes jamais Shin. C'est pas le but. - Comment ça, c'est pas le but ? Je croyais que c'Ă©tait mon ennemi jurĂ© ? - Ben ouais, ça vous amuse de vous mettre dessus toutes les semaines. En tout cas tu m'as toujours dit que tu trouverais jamais un meilleur adversaire et que tu comptais bien le garder le plus longtemps possible. - Alors d'un cĂŽtĂ©, je trouve ça hyper zarb de plus me souvenir d'un type comme ça, mais de l'autre, je me rĂ©jouis d'aller me bastonner avec un type comme ça." Noi s'assied Ă  son bureau, attrape une carte. "Je vais annoncer Ă  En que je reviens pour le cristal demain.", explique Noi. "En est pas lĂ  en ce moment. C'est pour ça que tu vises le cristal. Si tu tiens vraiment Ă  dire que tu viens, Ă©cris Ă  Shin. - Bien sĂ»r que j'Ă©cris que je viens. C'est tout l'intĂ©rĂȘt de la chose... T'imagines, je trouve le cristal et personne me cale, oĂč est l'intĂ©rĂȘt ? - Ca te fait un beau bijou ? - Les bijoux, c'est cool, mais les bastons, c'est mieux." Chapter Text "Fujita, c'est quoi, ça ? J'y cale que dalle." Fujita s'approche, regarde la carte et penche la tĂȘte. "Ben c'est une annonce de Noi. - Qui ça ? - Ben... Noi. - Mais j'ai aucune idĂ©e de qui c'est, moi. - ... euh, z'ĂȘtes sĂ»r ? - A peu prĂšs, oui. - Alors la fumĂ©e d'hier devait pas juste faire mal au crĂąne, hein.", commence Fujita, l'air soucieux. "C'est la cousine d'En. Elle peut pas le blairer et elle vient toujours fouiner dans ses affaires, faire foirer ses plans ou lui piquer des trucs. Et en gĂ©nĂ©ral En vous demande de vous en occuper. - Et j'l'ai pas encore butĂ©e ? - Ben c'est sa cousine, il veut pas la voir mourir. Juste que vous l'empĂȘchiez de mettre trop la merde, quoi. Mais sincĂšrement, vous savez plus qui est Noi ? - ... si j'te dit que non ! - C'est dingue...", commente Fujita, et Shin sent que ça va vite l'Ă©nerver. "Et pourquoi elle m'Ă©crit ? - Ben elle Ă©crit toujours ce qu'elle compte faire, pour qu'En vous envoie et que vous puissiez vous taper dessus. Vous ĂȘtes un peu ennemis jurĂ©s. - ... putain, trop beau de se rĂ©veiller avec un ennemi jurĂ© qu'on savait pas qu'on avait...", soupire Shin. "Bon, je suppose que j'aurais qu'Ă  la stopper cette nuit, de toute façon. Elle a quoi comme fumĂ©e ? - GuĂ©rison. - OK. Elle se bat correctement au moins ? - Plus que correctement, je dirais. - Une arme ? - Non, pas que je sache... - Bon, ben, je vais m'en occuper. De toute façon c'est un peu trop calme Ă  mon goĂ»t, en ce moment..." A l'heure et au lieu dits sur la carte, Shin est au rendez-vous. Un peu crevĂ©, parce que la nuit derniĂšre Ă©tait pas reposante mĂȘme s'il s'en souvient plus, mais aussi excitĂ© Ă  l'idĂ©e de savoir venir un adversaire apparemment Ă  la hauteur. Au bout de quelques minutes d'attente, Shin remarque une silhouette au bout du couloir. Il se relĂšve, craque son cou et attend qu'elle s'approche. Ca doit ĂȘtre Noi. Enfin, si c'est bien une fille... elle doit faire quinze centimĂštres de plus que lui et est quasiment Ă©paisse comme lui. Avec juste la luminositĂ© des marquages de secours, Shin a du mal Ă  distinguer les dĂ©tails de son masque, mais y a trĂšs clairement Ă©crit "Noi" sur sa tenue. Cible confirmĂ©e. Il sort son marteau, prend une longue inspiration."Toujours au rendez-vous Ă  ce que je vois...", dit-elle en s' falloir qu'il parle un minimum s'il veut pas qu'elle cale qu'il sait plus qui elle est."Ouais, et d'ailleurs j'aimerais aller me pieuter, donc si on peut en finir tout de suite... - Bonne idĂ©e.", dit-elle en relevant les poings. Il fait tourner le marteau autour de son poignet puis se jette sur elle, visant directement la tĂȘte. Elle Ă©vite de justesse et cherche Ă  lui mettre un poing dans le ventre qu'il intercepte de sa main gauche. Putain, elle est pas qu'un petit peu forte. Ca va ĂȘtre gĂ©nial. Il lui met un coup de genou dans le ventre, elle rĂ©plique d'un poing dans la figure et il se sent de suite plus en forme, mĂȘme si elle attrape son col et le balance contre un mur dans la foulĂ©e. Il retombe sur ses pieds et avec une simple feinte, son marteau fait mouche, s'enfonçant dans l'Ă©paule de Noi et faisant jaillir une gerbe de sang. Elle arrive tout de mĂȘme Ă  lui mettre un coup de pied dans le torse qui le force Ă  lĂącher prise sur le marteau, qui reste plantĂ© dans son Ă©paule. Elle le retire et lui renvoie comme si de rien n'Ă©tait. "Tiens, je voudrais pas que tu te sentes dĂ©semparĂ©.", raille-t-elle, et il sourit sous son masque. "Ce serait de la triche...", dit-il, et il balance son marteau au sol pour ĂȘtre fair-play. AprĂšs tout, elle vient de se prendre un mĂ©chant coup, il est dĂ©jĂ  bien assez avantagĂ© comme ça. Et puis c'est pas comme si son marteau Ă©tait la seule corde Ă  son arc... Au moment oĂč le marteau touche le sol, il fauche ses pieds, lui donne un coup d'Ă©paule pour la faire tomber Ă  terre, mais elle l'emporte avec lui. Il lui met un coup de coude dans le thorax qui, s'il en juge au bruit, a dĂ» craquer quelques cĂŽtes, mais elle rĂ©plique d'un coup de genou plus que costaud dans les parties et il tombe Ă  la renverse, le souffle coupĂ©. "Oups, c'est pas lĂ  que je visais...", dit-elle d'une voix guillerette en se relevant, mais elle lui laisse bizarrement le temps de s'en remettre un peu. C'est vraiment comme Fujita disait elle vient pour se battre, trĂšs clairement pas pour le buter. Et c'est chouette un beau combat, mais Shin aime pas les gens qui prennent pas la baston au sĂ©rieux. Quand il est de nouveau redressĂ© face Ă  elle, elle revient vers lui, vise sa tĂȘte, son ventre, mais Shin Ă©vite sans trop de difficultĂ© les coups. Un pas sur le cĂŽtĂ© et elle le dĂ©passe, se retrouve dans un coin de la piĂšce sans possibilitĂ© de s'Ă©chapper. "... t'es coincĂ©e.", dit-il et de ses doigts sort un nuage de fumĂ©e qu'elle ne peut pas Ă©viter qui la dĂ©coupe en morceaux. C'Ă©tait presque trop facile. Shin constate le rĂ©sultat, ramasse son marteau et pousse un soupir. "Putain, j'aurai jamais un sac poubelle assez grand...", se dit-il Ă  lui-mĂȘme. Il quitte le couloir et part en quĂȘte d'un rĂ©cipient suffisamment grand pour y mettre la cousine gĂ©ante du boss. Ca fera un joli cadeau pour En il pourra tanner un peu sa cousine, et puis Shin en profitera pour demander une augmentation. Mais s'il veut faire un joli paquet cadeau, va falloir qu'il trouve de quoi l'entreposer dans un premier temps. Peut-ĂȘtre qu'il peut foutre les morceaux dans une baignoire ? Dans ce cas-lĂ , il peut faire quelques allers-retours avec des sacs poubelles... Quand finalement il revient dans le couloir pour mettre son plan en application, Noi n'est plus lĂ . VolatilisĂ©e. Il n'y a plus que des traĂźnĂ©es de sang par terre qui datent de leur combat. Et lĂ , Shin se souvient. FumĂ©e de guĂ©rison. Il avait complĂštement zappĂ©. Elle a dĂ» se reconstituer et sortir de lĂ  comme si de rien n'Ă©tait... Tu parles de faire des efforts pour rien... Chapter Text "Il Ă©tait super balaise. - Ah ben c'est pas ton ennemi jurĂ© pour rien, non plus.", commente Ebisu. "J'ai constatĂ©. Par contre, sa fumĂ©e, c'est un peu dĂ©gueu quand mĂȘme... - J'te l'fais pas dire... - Bon, ben maintenant que je l'ai jaugĂ©, c'est bon, la prochaine fois j'y vais Ă  fond ! D'ailleurs, j'm'en vais lui laisser un mot pour dire que je repasse... on a un truc de prĂ©vu, cette semaine, ou pas ? - Nan, j'crois pas. Demain y a une fĂȘte en ville, je crois, je m'Ă©tais dit que j'irai voir Ă  quoi ça ressemble. Si ça te dit de m'accompagner...", propose Ebisu. Noi regarde le calendrier. Effectivement, la fĂȘte des masques tombe demain. "T'as jamais fait la fĂȘte des masques ? - Je crois pas.", rĂ©pond Ebisu. "Qu'est-ce que c'est ? - Ce jour-lĂ , tu vas brĂ»ler ton masque dans des flammes ramenĂ©es de l'enfer. En fonction de comment il crĂąme, y a un diable qui t'Ă©crit un horoscope pour l'annĂ©e Ă  venir. - Cool. - Sinon y a du spectacle et de la bouffe, enfin, tout ce qu'il faut pour une fĂȘte, tu vois le genre. - Et donc on crĂąme les masques, hein ? Faut en emmener un de rechange ? - J'crois pas, non. En gĂ©nĂ©ral on reste le visage dĂ©couvert, aprĂšs. - ... j'veux trop y aller. - Ah ? - Ben ouais, c'est trop le bon plan pour draguer. T'es sĂ»re de savoir si tu dragues un beau mec ou pas, sans les masques. - ... euh, ouais, j'imagine.", rĂ©pond Noi, pas convaincue. "Bon, ben disons qu'on y va, et j'Ă©cris Ă  Shin que je reviens aprĂšs-demain. - Ca marche !" Chapter Text "Shin-san ?", c'est la voix de Fujita qui accompagne les coups Ă  sa se lĂšve, va ouvrir."Ouais ? - Je venais voir si c'Ă©tait allĂ©, hier soir... je veux dire, avec Noi. - Oui, tranquille. C'est vrai qu'elle est plutĂŽt forte. Mais j'avais trĂšs clairement le dessus. J'l'ai dĂ©coupĂ©e, mais le temps de chercher de quoi ranger les bouts, elle Ă©tait dĂ©jĂ  loin. J'avais un peu zappĂ© la fumĂ©e de guĂ©rison. - Oh. Ben vous l'aurez la prochaine fois, hein. - ... j'y manquerai pas. Surtout si elle prĂ©vient Ă  chaque fois qu'elle passe, ça va, c'est pas trop chiant...", dit-il en montrant la derniĂšre carte de Noi. "Tant que j'y suis, y a pas un autre truc du style que j'aurais pu oublier avec la fumĂ©e de l'autre fois ? Non, parce que si j'ai un deuxiĂšme ennemi comme ça, je prĂ©fĂšrerais ĂȘtre au courant. - Non... non, c'est tout, je crois. - ... c'est quand mĂȘme super Ă©trange une fumĂ©e qui fait oublier son pire ennemi, non ? - J'ai dĂ©jĂ  entendu plus saugrenu", dit Fujita, qui n'a pourtant pas l'air trĂšs convaincu. "Et alors, elle revient quand ? - AprĂšs-demain. Je sens que je vais m'emmerder en attendant. - Y a la fĂȘte des masques, demain, si ça vous dit... - ... mouais. Bof. Peut-ĂȘtre. J'verrai." Chapter Text "Alors, alors ?", demande Ebisu, toute excitĂ©e alors que Noi vient de recevoir son horoscope. Leurs masques ont joliment brĂ»lĂ© et le diable s'en occupant leur a fait un sourire en coin en leur tendant leurs feuilles. Noi jette un oeil au sien avant de le lire Ă  Ebisu. "Vous n'ĂȘtes pas ce que vous prĂ©tendez ĂȘtre. Amour Un amour naissant et des espoirs déçus. Tout s'arrangera avec un combat. Travail Premier semestre trop calme Ă  votre goĂ»t. PrĂ©voyez une lĂ©gĂšre surcharge de travail au second semestre. SantĂ© Au beau fixe. Loisirs Sachez varier les plaisirs." "C'est bidon, dis donc... - Bah, sur la santĂ©, y a des chances que ça se rĂ©alise, mais sinon, ouais, c'est plutĂŽt nul. - Ecoute le mien "Vous ne serez pas toujours lucide cette annĂ©e. Amour Ne soyez pas trop impatiente. Travail On ne peut pas vraiment dire que vous travailliez. SantĂ© Chancelante. Ne courez pas dans les escaliers. Loisirs Vous apprĂ©cierez toujours autant de vous moquer des autres." - C'est pas vraiment mieux, mais ça te va bien.", conclut Noi avant de se balader entre les stands avec Ebisu, s'achetant de la nourriture ici ou lĂ . "Ca fait super bizarre tous ces gens sans masque, quand mĂȘme.", fait remarquer Ebisu. "Oui, on se croirait Ă  Hole, sauf qu'en moins dĂ©gueulasse...", dit Noi en sortant le programme qu'elle a en poche. "Y a un spectacle qui commence dans dix minutes, ça te dit ? - Chais pas, y a quoi d'autre ? - Ben Ă  part l'horoscope, la bouffe et les stands de jeu, c'est Ă  peu prĂšs tout, je crois. Enfin si, Ă  partir de vingt heures tu peux jeter une tablette de voeu dans les flammes de l'enfer pour qu'il s'exauce, mais c'est seulement une fois que tous les masques ont brĂ»lĂ©. - ... va pour le spectacle, alors !" Noi accompagne Ebisu jusqu'au terre-plein oĂč a Ă©tĂ© installĂ© la scĂšne. Des gens se rassemblent dĂ©jĂ  sur la pelouse devant l'estrade et Ebisu s'installe au premier rang, le sourire aux lĂšvres. "Bon, ben moi je vais me mettre dans le fond parce que sinon je sens que ça va gueuler.", explique Noi qui a l'habitude de se mettre Ă  l'arriĂšre pour laisser une vue dĂ©gagĂ©e aux autres gens. "On se retrouve au stand de crĂȘpes une fois que c'est fini ? - Roger !"Noi s'Ă©carte de la scĂšne, passe quelques dizaines de personnes et s'assied tout au fond de l'espace prĂ©vu pour le public. Il y a du monde, mais personne ne se presse pour ĂȘtre tout derriĂšre et elle est donc Ă  ses aises. Un diable qu'elle ne connait pas monte sur scĂšne et commence un numĂ©ro comique plutĂŽt rĂ©ussi quand un type vient s'asseoir Ă  cĂŽtĂ© d'elle en poussant un soupir."Ils relĂšguent aussi au fond ceux qui portent des lunettes ? Ca devient de plus en plus drastique..."Le type Ă  lunettes semble Ă©tonnĂ© qu'elle lui ait adressĂ© la parole, mais lui rĂ©pond tout de mĂȘme."J'faisais deux fois l'Ă©paisseur du mec derriĂšre moi, donc bon, pas trop le choix... mais ça me dĂ©range pas d'ĂȘtre lĂ , au moins on peut s'Ă©tendre.", dit-il en allongeant ses jambes et en s'appuyant contre un des poteaux qui marque la fin du terrain. C'est vrai que malgrĂ© les lunettes et un air sympathique, il est plutĂŽt grand et barraquĂ©. Le premier numĂ©ro fini, elle fait signe Ă  un vendeur ambulant et lui achĂšte une barquette de frites et un soda."Alors, ça a bien brĂ»lĂ© ?", demande-t-elle Ă  son voisin parce que le second numĂ©ro met du temps Ă  commencer et qu'elle remarque qu'il est en train de lire son horoscope. "Ouais, d'un coup. Mais ça m'empĂȘche pas d'avoir un horoscope pourri. - Pareil.", dit-elle dans un sourire. "J'voudrais bien dire que j'y crois pas, mais c'est un diable qui les Ă©crit quand mĂȘme... - Moi j'pense qu'il met un peu n'importe quoi quand mĂȘme. Chaque annĂ©e j'ai "vous risquez de crever cette annĂ©e". - C'est joyeux, dis donc.", commente-t-elle, mais elle ne peut s'empĂȘcher de rire. "Ouais, m'enfin, au bout de dix ans, j'y crois plus trop, du coup. - Tu m'Ă©tonnes", dit-elle avant de lui tendre sa barquette de frites. "Sers-toi si tu veux. - Des regrets ? - Comment ça ? - Ben t'achĂštes une barquette de frites et ensuite tu la tends Ă  un mec que tu connais pas... t'as pensĂ© Ă  ton rĂ©gime ou un truc du style ? - En fait ça doit ĂȘtre la sixiĂšme depuis que j'suis arrivĂ©e et faut que je garde de la place pour le dessert.", explique-t-elle. "Et ben merci, alors.", dit-il en se servant alors que le spectacle reprend, laissant place Ă  deux mages faisant des acrobaties. "Oh, putain, ça en jette.", commente-t-elle alors que l'un des deux acrobates sur scĂšne a apparemment une fumĂ©e qui peut faire des trous dans les gens sans les blesser ce qui donne lieu Ă  des possibilitĂ©s d'acrobaties plutĂŽt impressionnantes. "J'les ai dĂ©jĂ  vus Ă  la tĂ©lĂ©.", dit son voisin en repiochant dans les frites. "Le final est un peu dĂ©goĂ»tant mais c'est classe." Une odeur de grillade fait relever la tĂȘte Ă  Noi qui voit un vendeur ambulant se balader pas loin avec des brochettes. Elle lui fait signe, lui en prend quelques-unes et son attention retourne Ă  la scĂšne."Et ton dessert ?", demande le type Ă  lunettes en rigolant. "Ouais, non, mais ça a l'air trop bon. - Je vais pas dire le contraire...", annonce-t-il avant de commander la mĂȘme chose au vendeur et d'entamer une brochette. "Ca a pas que l'air, d'ailleurs.", ajoute-t-il, la bouche Ă  moitiĂ© pleine. "J'adore les fĂȘtes oĂč y a de la bouffe.", commente Noi avant de relever le nez vers la scĂšne. "Ah, c'est dĂ©gueeeeeuuuu. - Bizarre, moi je les trouve bonnes... - Nan, j'parle du spectacle. - Ah ah, j't'avais dit. C'est vrai que c'est encore plus dĂ©gueu en vrai qu'Ă  la tĂ©lĂ©... - J'ai rien contre les trucs gore, mais lĂ , c'est juste quelque chose que j'aurais prĂ©fĂ©rĂ© ne jamais voir.", dit-elle en se cachant faussement les yeux alors que le mĂȘme genre d'exclamations montent de la foule. Quand le deuxiĂšme numĂ©ro est fini, Noi ressort le programme pour voir ce qui l'attend. Apparemment, il y a encore trois groupes avant que la scĂšne ne soit libĂ©rĂ©e pour un concert. Elle aurait peut-ĂȘtre dĂ» ĂȘtre plus prĂ©cise avec Ebisu, parce que se donner rendez-vous "Ă  la fin du spectacle", c'Ă©tait peut-ĂȘtre pas super clair... Noi se lĂšve, va jusqu'Ă  la poubelle la plus proche pour balancer les emballages de ses en-cas et remarque un carton situĂ© juste derriĂšre la limite du terrain. Dedans sont amoncellĂ©es les tablettes votives Ă  faire crĂąmer plus tard dans la soirĂ©e."Tu veux une tablette de voeu ?", demande Noi Ă  son voisin. "Le stock est juste derriĂšre nous et comme ça on Ă©vitera le rush."Elle pioche dans le carton et lui tend une tablette."J'y crois pas plus qu'Ă  l'horoscope, mais pourquoi pas. Merci !" Elle se rassied Ă  cĂŽtĂ© de lui, se rend compte qu'elle a rien pour Ă©crire et se dit que son idĂ©e Ă©tait peut-ĂȘtre pas si gĂ©niale que ça. Le type Ă  lunettes est mieux Ă©quipĂ© qu'elle, car il sort un stylo de sa poche et semble rĂ©flĂ©chir une seconde Ă  quoi Ă©crire. C'est lĂ  qu'elle remarque ses doigts. "... c'est classe, les cicatrices.", commente-t-elle et il relĂšve la tĂȘte vers elle, surpris. "'scuse, j'ai mis une seconde Ă  comprendre de quoi tu parlais... ça fait tellement longtemps que je les ai que je les vois plus vraiment. - Elles remontent haut ?", demande Noi en voyant que son poignet droit est aussi barrĂ©. "Jusque lĂ ", dit-il en montrant le haut de son bras et Noi est assez curieuse de ce que ça peut donner. "... t'as besoin d'un stylo ? - Ah, ouais, je veux bien. J'avais pas pensĂ© Ă  en prendre..." Elle rĂ©cupĂšre le stylo, se penche sur sa tablette, et Ă©crit Ă  peu prĂšs la mĂȘme chose que chaque annĂ©e. Une fois fini, elle lui tend Ă  nouveau le stylo et voit ce qu'il a Ă©crit sur sa tablette. "Trop fort.", s'exclame-t-elle avec enthousiasme. "Regarde ce que j'ai mis."Sur sa tablette Ă  lui "Je veux un adversaire digne de ce nom." Sur sa tablette Ă  elle "Je veux un adversaire super-mĂ©ga-fort." "... sans dĂ©c ?", demande-t-il, incrĂ©dule. "... sans dĂ©c. Tu cherches un adversaire en quoi ? - Baston. Et toi ? - Pareil.", dit Noi, super enthousiaste. "... c'est quand mĂȘme un putain de hasard. Ou alors c'est prĂ©destinĂ©, et on est l'adversaire mega-fort l'un de l'autre. - Comme je tape pas sur les gens que je viens de rencontrer sans raison, on verra ça au cours de la prochaine annĂ©e.", rĂ©pond-il dans un sourire. Noi retourne son attention vers la scĂšne et voit que les protagonistes ont changĂ© depuis la derniĂšre fois qu'elle a regardĂ©. "Mince, on en est oĂč ? - Le cinquiĂšme groupe, je crois. Ils ont annoncĂ© que le quatre Ă©tait annulĂ© avant. J'avoue, j'ai pas suivi grand chose. - On est deux...", dĂ©clare Noi en faisant signe Ă  un troisiĂšme vendeur ambulant pour lui acheter des boulettes de riz, en refilant une de suite Ă  son voisin. Quelques minutes plus tard, les spectateurs se mettent Ă  applaudir, mais Noi a absolument rien compris au dernier numĂ©ro. Elle se relĂšve, avale sa derniĂšre boulette et incline sa tĂȘte vers son voisin en signe d'au revoir avant d'aller chercher Ebisu au stand de crĂȘpes bon, elle prend quand mĂȘme une barbe-Ă -papa au passage parce qu'elles ont l'air drĂŽlement bonnes. Le rendez-vous qu'elles avaient fixĂ© Ă©tait finalement assez prĂ©cis, parce qu'Ebisu est au rendez-vous, apparemment en train de regarder dans son porte-monnaie si elle a assez pour se prendre une crĂȘpe."Alors, Ebisu, tu t'es bien amusĂ©e ? - Y avait que des moches Ă  cĂŽtĂ© de moi. Mais j'ai bien aimĂ© le numĂ©ro avec le chien. - Y a eu un chien ? - Tu regardais pas le spectacle ? - Euh, si, d'un oeil. Mais Ă  un moment je discutais avec mon voisin et j'ai pas tout suivi. - C'Ă©tait un beau gosse ?"Noi se met Ă  rire Ă  la remarque d'Ebisu. A y rĂ©flĂ©chir, oui, il Ă©tait pas mal."Hmm, ouais, plutĂŽt. C'est quoi ton genre ? - Les beaux blonds. - Alors il t'aurait plu... enfin, si tu les aimes barraquĂ©s. - Aaaah, la chance... tu me le prĂ©senteras ? - DĂ©solĂ©e, je pense pas le recroiser un jour...", annonce-t-elle avant de se tourner vers le vendeur. "Mettez m'en une banane chocolat, siouplait." Ebisu retourne son porte-monnaie d'une maniĂšre un peu dĂ©sespĂ©rĂ©e, et ledit porte-monnaie n'Ă©tait apparemment pas complĂštement vide car une unique piĂšce en tombe et va rouler sous le stand. "Ah ! Non ! Mes sous !!", s'Ă©crie Ebisu avant de se mettre Ă  quatre pattes sous le stand Ă  la recherche de sa piĂšce. Le vendeur tend sa crĂȘpe Ă  Noi, et au moment oĂč elle allait rĂ©gler, la personne derriĂšre elle attrape son poignet. Elle se retourne et reconnait son voisin de tout Ă  l'heure. "Je paie la crĂȘpe de la demoiselle et vous me mettez la mĂȘme chose, s'il vous plaĂźt.", dit-il au vendeur avant de se tourner vers elle, l'air amusĂ©. "Alors, c'est le combientiĂšme dessert ? - Le deuxiĂšme, mais une crĂȘpe, ça compte pas vraiment, hein. - Les crĂȘpes ça se compte au moins par cinq. - Je vois qu'on pense pareil. Merci de me l'offrir en tout cas. - C'est la moindre des choses vu combien tu m'as refilĂ© de bouffe tout Ă  l' en plus j'avais oubliĂ© de te souhaiter une bonne fĂȘte. Bonne fĂȘte des masques. - Pareillement. Et je te souhaite de pas crever cette annĂ©e. - Merci. A une prochaine, alors... - Au plaisir.", rĂ©pond-elle, un grand sourire aux lĂšvres. Il lui sourit en retour et attrape sa crĂȘpe avant de continuer son ressort de sous le stand et regarde le mec s'Ă©loigner d'un air Ă©tonnĂ©."C'est lui, ton beau blond ?", finit-elle par demander aprĂšs quelques secondes d'intense rĂ©flexion. "Ouip. - M'est avis que tu le recroiseras un jour... - ... pourquoi tu dis ça ? - Intuition fĂ©minine.", conclut Ebisu. Chapter Text Comme Ă  chaque fois aprĂšs la fĂȘte des masques, il y a une queue terrible chez BelzĂ©buth. Heureusement, le couloir de droite rĂ©servĂ© Ă  l'Ă©lite est toujours Ă  peu prĂšs vide et c'est Ă  peine s'il y a deux trois bonhommes devant lui. En attendant son tour, il s'assied sur un canapĂ© et repense Ă  la veille. Pour une fois, il a pris part Ă  une cĂ©lĂ©bration sans se faire trop chier. Il attrape son horoscope qui traĂźne encore dans la poche de son pantalon et le relit. "Vous ĂȘtes Ă  deux doigts du bonheur ! Amour L'amour de votre vie est Ă  cĂŽtĂ© de vous. Ouvrez les yeux. Travail Des difficultĂ©s si vous travaillez seul. SantĂ© Vous risquez de mourir cette annĂ©e, faites attention. Loisirs Sortez plus de chez vous." Alors la menace de mort, c'est pas non plus Ă©tonnant vu son boulot, mais les deux premiĂšres lignes le laissent tout de mĂȘme assez perplexe. DĂ©jĂ  il se sent pas fonciĂšrement malheureux, donc bon, ça veut dire quoi "Ă  deux doigts du bonheur" ? Et puis est-ce qu'il doit y faire quelque chose ? Parce que bon, ĂȘtre Ă  deux doigts du bonheur, c'est dĂ©jĂ  pas si mal que ça... en tout cas il est prĂȘt Ă  s'en contenter. Mais ça c'est rien Ă  cĂŽtĂ© de la deuxiĂšme ligne... l'amour de sa vie Ă  cĂŽtĂ© de lui ? C'est Ă  peine s'il frĂ©quente des gens dans sa vie de tous les jours, Ă  part En ou son chien... et les deux possibilitĂ©s lui font froid dans le dos. Non, vraiment, le diable qui Ă©crivait ça hier avait bu un coup de trop, parce qu'Ă  cĂŽtĂ© de lui... ben y a jamais personne. Enfin... hier y avait exceptionnellement une fille. Mais bon, est-ce que ça pourrait se rĂ©fĂ©rer Ă  elle ? Ca semble pas super crĂ©dible, mĂȘme si elle Ă©tait plutĂŽt sympa et qu'au moment de lire l'horoscope pour la premiĂšre fois, elle Ă©tait Ă  cĂŽtĂ© de lui. Dans le doute, Shin se dit que s'il la recroise, il fera exceptionnellement un effort. On sait jamais. Chapter Text Quand elle aperçoit Shin au bout du couloir mal Ă©clairĂ© de la derniĂšre fois, le coeur de Noi s'accĂ©lĂšre. Elle sait dĂ©jĂ  que le combat va ĂȘtre grandiose. "Ca t'a pas suffit, la derniĂšre fois ? - ... c'Ă©tait un petit Ă©chauffement, rien de plus.", explique Noi avant de se jeter sur lui. En deux coups de poings, elle a ouvert sa garde et lui a probablement fĂȘlĂ© une cĂŽte. Il rĂ©plique d'un coup de marteau dans son omoplate, et Noi le chope par le col pour le plaquer au mur. "Et ben, t'es en forme...", commente-t-il et sa voix lui rappelle bizarrement quelque chose. L'instant d'aprĂšs, le bras par lequel elle l'avait chopĂ© n'est plus connectĂ© au reste de son corps. Elle jure, s'Ă©carte, rĂ©cupĂšre son bras et le colle sur le moignon avant de souffler dessus pour accĂ©lĂ©rer sa rĂ©gĂ©nĂ©ration. Putain, elle avait encore oubliĂ© sa fumĂ©e, Ă  ce fumier. Shin se redresse, craque ses poings, et Ă©met de nouveau de la fumĂ©e, un nuage Ă©pais qu'elle peut tout juste Ă©viter en se plaquant Ă  terre. Elle attrape un de ses pieds, le fait tomber Ă  cĂŽtĂ© d'elle et se dĂ©pĂȘche d'attraper ses deux bras. "Et voilĂ  ! Sans les bras, plus de fumĂ©e, plus de marteau...", dit-elle et elle se prend un coup de boule de derriĂšre les fagots. Elle chancelle, se redresse du mieux qu'elle peut pour Ă©viter de tomber et sent des fourmis parcourir tout son corps avant de voir le marteau de Shin se rapprocher dangeureusement de sa tĂȘte. Elle attrape son poignet juste avant que le marteau ne l'atteigne et lui met son poing droit dans le ventre. D'une manchette de la main gauche, Shin lui fait lĂącher prise sur son poignet droit et s'Ă©carte de quelques mĂštres. Il respire fort. Elle ne lui a mis que deux coups qui valaient quelque chose, mais plus le combat dure, et plus il est dĂ©savantagĂ©. "J'espĂšre que tu m'as pas abĂźmĂ© mon masque tout neuf avec ce coup de boule. - J'espĂšre que j'ai pas abĂźmĂ© le mien, ouais.", rĂ©plique-t-il, et il remonte sa main. Comprenant qu'il va de nouveau la viser avec sa fumĂ©e, elle reste immobile le plus longtemps possible avant d'esquiver sur la gauche, d'attraper son poignet et de le dĂ©tourner d'un coup sec. "Tel est pris qui croyait prendre...", commente-t-elle en voyant qu'il s'est coupĂ© la main gauche avec sa fumĂ©e et qu'il a maintenant le poignet droit cassĂ©. "Un jour faudra que tu comprennes qu'il faut arrĂȘter de te la pĂ©ter face Ă  moi.", dit-il et il lui met un genou dans le ventre. PliĂ©e en deux, elle ne peut rien faire quand il lui met un coup de coude dans le dos, et elle tombe Ă  terre avec lui. Elle roule Ă  terre pour s'Ă©carter, mais il l'empĂȘche de s'enfuir et lui met un poing dans la figure. Elle sent son nez se briser sous son poing et se demande comment il peut taper comme ça avec le poignet cassĂ©. Comme elle est pas en position pour contre-attaquer, elle saisit Ă  nouveau ses poignets, pousse de toutes ses forces et se retrouve au-dessus de lui, assise sur son ventre. Elle plaque ses mains enfin, sa main et son moignon Ă  terre et Ă©vite un nouveau coup de boule de justesse. "Non, mais t'as fini, oui !!", rĂąle-t-elle et elle lui met un poing dans la figure qui lui fait cracher quelques dents. Elle le lĂąche, se relĂšve et pousse une longue expiration. "C'est bon, t'as eu ton compte ?", demande-t-elle, mais Shin se redresse, lentement mais sĂ»rement. "Tu dois coĂ»ter pompom en fumĂ©e de guĂ©rison Ă  En, toi... - Va chier." Ca, c'est ce qu'on appelle un mauvais perdant... mais s'il le prend comme ça, Noi n'hĂ©site plus, avec un peu d'Ă©lan, elle se retrouve sur lui, lui met un coup de genou dans le ventre, attrape l'arriĂšre de son crĂąne et va lui faire embrasser le mur. "Et comme ça, c'est mieux ?", demande-t-elle, mais Shin est devenu une masse flasque qui ne tient plus que par la main qu'elle a autour de son crĂąne. "Bon, ben on va dire que oui." Elle le laisse tomber Ă  terre et vĂ©rifie briĂšvement qu'il est pas trop amochĂ© avant de partir Ă  la recherche du cristal. Chapter Text Quand Shin se rĂ©veille, il se sent fonciĂšrement mal. Il a trĂšs clairement la mĂąchoire brisĂ©e, ainsi que le poignet et quelques cĂŽtes, et il se sent nausĂ©eux par-dessus le marchĂ©. Et il lui manque une main. "... putain...", rĂąle-t-il dans le vide avant de se relever. Il fait tellement sombre dans la piĂšce qu'il lui faut une bonne minute pour retrouver sa main gauche, mais une fois dĂ©gotĂ©e il retourne dans sa chambre. Avant de voir si Noi a bel et bien piquĂ© quelque chose, faut qu'il se soigne. Il vire son masque et sort un des flacons de fumĂ©e de guĂ©rison de l'armoire Ă  pharmacie puis inspire Ă  pleins poumons. Quand il repasse dans la piĂšce principale, il voit un mot griffonĂ© sur la table Ă  cĂŽtĂ© d'un flacon de fumĂ©e qui ne lui est pas familier. "J'ai pas trouvĂ© le cristal et j'en ai eu marre de chercher. J'ai laissĂ© de quoi te requinquer. Je repasse demain Ă  minuit Bonne nuit <3 Noi" Il attrape le papier, le froisse dans sa main et le jette Ă  la poubelle. Il sent son sang bouillonner. Demain, elle va morfler. Chapter Text "Alors, comment ça s'est passĂ© ?", demande Ebisu quand Noi referme la porte derriĂšre elle. "Super baston ! Par contre, j'ai pas trouvĂ© le cristal et au bout d'un moment j'en ai eu trop marre. - Quoi, t'as gagnĂ© et t'as pas pris le cristal ? - ... bah, j'y allais plus pour me battre qu'autre chose... - Ben quand mĂȘme, le cristal du dĂ©mon. Ca ferait un joli bijou. - J'ai laissĂ© un mot pour dire que je repasse la nuit prochaine. J'le trouverai bien ce coup-ci. - Tu vas pas Ă  la nuit des morts-vivants, demain ?" Ca lui dit vaguement quelque chose. Genre quelqu'un lui avait conseillĂ© d'y aller, mais elle se souvient plus trop du contexte. "Oh, oui, ça doit ĂȘtre cool. Ben je laisserai un mot Ă  Shin avant d'y aller. C'est mon ennemi jurĂ©, mais je vais pas lui faire faire le pied-de-grue pour rien." Chapter Text "Attention en-dessous !", entend-il et il Ă©vite le cadavre de zombie qui tombe de la passerelle au-dessus de lui juste Ă  temps. "DĂ©solĂ©e !", rajoute l'auteure du massacre avant de passer par-dessus la rambarde et de le rejoindre dans la rue. "Mais t'es la fille de la fĂȘte des masques !", s'exclame-t-il au moment de la reconnaĂźtre. "Hey, ouais, salut !" rĂ©pond-elle dans un grand sourire, comme s'ils Ă©taient super potes et qu'elle Ă©tait trop heureuse de le revoir. "Ca va ? - Ben tranquille... C'est rare de croiser des mages Ă  la nuit des morts-vivants. - Si ça se trouve on est super nombreux, mais sans les masques, dur de savoir... - J'en doute. Peu de mages savent que ça existe...", commente Shin. "T'en es Ă  combien ?", demande-t-il en montrant le cadavre qu'elle a balancĂ© du pont. "Neuf avec celui-lĂ . Et toi ? - Vingt-trois. - Merde, t'es bon." Pas qu'il veuille se la pĂ©ter, mais c'est vrai qu'il est bon. Enfin, vu le gabbarit de la fille, elle doit pas ĂȘtre complĂštement nulle non plus, mais lui a le gros avantage d'ĂȘtre originaire de Hole. "J'connais les bons coins. - Ca te dĂ©range si je t'accompagne ? J'ai du mal Ă  les dĂ©goter... - Pas de souci. A deux on peut mĂȘme aller direct vers le cimetiĂšre nord. Ce sera blindĂ© de zombies, mais si t'es motivĂ©e, ça peut faire un joli massacre. - A fond !!", s'Ă©crie-t-elle avant de repasser une mĂšche de cheveux derriĂšre l'oreille. Au mĂȘme moment, un nouveau zombie s'approche d'eux, le bras tendu et la dĂ©marche saccadĂ©e. "Je peux ?", demande-t-elle et c'est incroyable cette fille a juste des Ă©toiles dans les yeux quand il s'agit de fracasser du monde, apparemment. "Je t'en prie. - Youhou !" Elle se jette sur le zombie, lui met un poing dans la figure et sa boĂźte crĂąnienne explose dans tous les sens, laissant une belle traĂźnĂ©e de matiĂšre grise sur le mur le plus proche. "T'exploses les crĂąnes Ă  mains nues ? - Les poings, y a que ça de vrai.", explique-t-elle, et Shin se dit qu'il va peut-ĂȘtre plus sortir son marteau pour ce soir. Faudrait pas qu'elle croit qu'il a /besoin/ d'une arme. Et puis, aprĂšs tout, le combat Ă  mains nues, c'est chouette aussi. "Et sinon, dans la vie, tu fais quoi ? Catcheuse ?", demande-t-il, curieux. Elle se met Ă  rire et y a pas Ă  dire, elle a un sourire charmant. C'est peut-ĂȘtre vraiment elle la fille dont parlait son horoscope. "Non, j'ai une fumĂ©e qui se vend bien. La baston c'est juste pour le plaisir. Et toi ? - Moi c'est mon mĂ©tier, j'suis tueur. - ... une vocation que j'aurais pu avoir. Ca paie bien ? - Mouais, correct. J'suis en contrat Ă  plein temps et pas en free-lance, alors j'pense que ça paie moins bien... - A ta droite.", l'interrompt la fille. Shin se tourne, tape dans le zombie, en ressort son coeur gris, il n'a plus pulsĂ© de sang depuis longtemps, mais bizarrement c'est quand mĂȘme un des points faibles des morts-vivants de Hole et le balance au-dessus de son Ă©paule. "... oui, donc je disais, ça paie moins bien mais au moins j'ai pas Ă  me bouger le cul pour trouver des contrats. - Je vois. C'est classe le coup du coeur. - ... merci.", dit Shin et il rĂ©alise que c'est pas dĂ©sagrĂ©able de se battre cĂŽte Ă  cĂŽte avec quelqu'un. "A partir de lĂ  on devrait en croiser pas mal. Tu veux parier sur qui en Ă©clate le plus ? - OK. Qu'est-ce qu'on mise ? - J'sais pas, les plaquettes ? - Quoi ça ? - Les plaques qu'ils ont autour du cou. Tu peux les Ă©changer contre des lots Ă  la fin. - Oh c'est con, j'les ai pas prises sur les premiers. Mais ça me va.", dit-elle en se baissant pour ramasser la plaquette du zombie dont elle a explosĂ© le crĂąne. "De toute façon j'Ă©tais juste venue me dĂ©fouler... - Moi aussi, mais on peut rĂ©cupĂ©rer de la bouffe Ă  la fin, donc ça fait au moins le repas gratuit, quoi. - Des bastons et de la bouffe gratuite ? 'tain, mais j'adore cette fĂȘte." Shin aurait pas dit mieux. "53, 54, 55... et 56.", finit de compter Shin. "Avec les 23 premiers, ça fait un joli score, cette annĂ©e. Et toi ? "Arg, dĂ©goĂ»tĂ©e, 55 !! J'aurais pas dĂ» m'occuper du chien-zombie ! Il avait pas de plaque et en plus il Ă©tait chiant Ă  choper. "Tu feras mieux l'an prochain. - J'espĂšre ! En tout cas t'as gagnĂ©. - Je pensais pas que tu serais aussi balaise, en tout cas. Si ça se trouve, ton intuition de la fĂȘte des masques sur le fait qu'on puisse ĂȘtre de bons adversaires Ă©tait la bonne. - Je tape pas les gens qui portent des lunettes.", dit-elle dans un sourire. "Si c'est tout ce qu'il faut pour te convaincre, j'peux les enlever... - ... Ă  l'occasion, peut-ĂȘtre. LĂ  je me suis assez dĂ©foulĂ©e pour pas avoir envie de taper sur quelqu'un que j'apprĂ©cie." Il rĂ©pond d'un sourire et la mĂšne sur la grand place oĂč les moines ont installĂ© leurs stands pour la nuit. L'entrĂ©e du sanctuaire est dĂ©corĂ©e et de nombreux lampions ornent la place. "C'est par lĂ  pour les lots. - J'te suis. Comme ça je saurais ce que je rate." Ils font la queue au stand principal avant de dĂ©poser leurs plaques sous les yeux Ă©bahis des autres participants. "Y a vraiment de tout.", commente Noi en regardant les lots exposĂ©s dans le fond du stand. "C'est des dons des habitants de Hole pour la plupart, alors c'est trĂšs variĂ©. Pour peu qu'y ait quelqu'un de riche qui a tout lĂ©guĂ© au sanctuaire Ă  sa mort cette annĂ©e, peut y avoir des trucs valables... Regarde, y a tout un catalogue en plus des trucs dans le fond.", explique-t-il en attrapant un des catalogues en libre-service. "Tu trouves quelque chose qui t'inspire ?" , demande-t-elle. Shin repose le catalogue et se tourne vers le moine en charge du stand. "Si vous l'avez encore, mettez-nous le numĂ©ro 4. Et le reste en tickets pour les stands de bouffe." Le moine fouille dans les affaires, sort une boĂźte noire et la prĂ©sente Ă  Shin avant de sortir une liasse de coupons. "Et voilĂ . Merci de votre participation. N'oubliez pas de vous purifier au sanctuaire avant de rentrer chez vous.", dit le moine dans un sourire et Shin attrape ses gains avant de s'Ă©carter du stand. "Qu'est-ce que tu as choisi, alors ? - Tourne-toi. - Hein ? - ... tourne-toi.", rĂ©pĂšte-t-il et elle s'exĂ©cute. Bon, il en fait peut-ĂȘtre un peu trop, mais y avait absolument rien dans les lots qui aurait pu lui servir Ă  quelque chose et il a vraiment passĂ© une super soirĂ©e en compagnie de cette fille et il s'Ă©tait promis de faire un effort s'il la recroisait. Il ouvre la boĂźte, en sort le collier qu'il a choisi et lui passe autour du cou. "Oh, putain, fallait pas mettre toutes tes plaquettes pour un truc pour moi.", dit-elle, rougissante. Elle est adorable quand elle rougit, en fait, mais quand elle se retourne et lui sourit, il rĂ©alise qu'il sait pas trop oĂč se mettre. C'est pas dans ses habitudes d'offrir des cadeaux Ă  des filles qu'il connaĂźt pas, en mĂȘme temps. Ni d'offrir des trucs Ă  des filles tout court. Enfin... d'offrir des trucs, en fait. "J'avais besoin de rien et ça se voit que t'es une fille Ă  bijoux...", dit-il pour se justifier. "Tu l'aimes bien au moins ? Souvent les mages aiment pas les trucs de Hole... - Nan, il est chouette. Pourquoi tu parles des mages Ă  la troisiĂšme personne ? T'es pas un humain quand mĂȘme ? - J'suis mĂ©tis, Ă©levĂ© Ă  Hole. C'est pour ça. - Oh. Ben c'est vrai que j'ai jamais trouvĂ© de trucs grandioses ici, mais ça... ça, ça me plaĂźt. - Tant mieux. - Merci, d'ailleurs. - Pas de souci, c'est pas comme si j'l'avais payĂ© ou qu'y ait eu quelque chose de vraiment valable Ă  rĂ©cupĂ©rer, hein...", explique-t-il, et il se sent pathĂ©tique Ă  essayer de rabaisser son geste. "Tu veux manger ? Je pense qu'on a de quoi se faire un festin avec ce qu'on a rĂ©cupĂ©rĂ©. - Avec plaisir ! - Tu veux quoi ? - Je sais pas... Toi qui es d'ici, tu me conseilles quelque chose en particulier ? - Faut pas ĂȘtre trop gourmet, mais y a des choses sympa. Surtout lors d'occasions comme ça, en fait. On a qu'Ă  prendre un peu de tout et tu me donneras ton avis. - Ca marche." Ils s'installent Ă  mĂȘme le sol, vers le centre de la place, oĂč la plupart des participants ayant fini leurs tournĂ©es font comme eux et profitent des festivitĂ©s. Au final, mĂȘme si les fĂȘtes Ă  Hole et chez les mages sont en gĂ©nĂ©ral trĂšs diffĂ©rentes, il s'est retrouvĂ© deux fois de suite assis par terre Ă  bouffer des trucs gras avec la mĂȘme nana. "Ch'est bon, cha.", dit-elle la bouche pleine. "T'as quoi ? - Les trucs fourrĂ©s, lĂ .", dit-elle aprĂšs avoir avalĂ© en pointant leur plateau de brioches Ă  la viande. "... c'est vrai qu'y a rien de comme ça de l'autre cĂŽtĂ©... - Et alors, la vie Ă  Hole, c'Ă©tait comment ?", demande-t-elle sur un ton qui laisse penser qu'elle est rĂ©ellement curieuse. "... oh, tu sais, ça remonte... Ca fait plus de dix ans que je vis plus ici. En gros, dĂšs que j'ai pu faire de la fumĂ©e, j'me suis cassĂ©. - ...... tu m'Ă©tonnes. - La plupart des mages se disent que c'est vachement mieux de leur cĂŽtĂ©... et je dois dire qu'ayant expĂ©rimentĂ© les deux, ils ont bien raison, en fait. - Tu viens visiter ta famille humaine de temps Ă  autres ?", demande-t-elle en attrapant du poulet frit. "J'en ai plus. Je viens peut-ĂȘtre une ou deux fois l'an pour le boulot, mais c'est Ă  peu prĂšs tout. - Seulement ? Alors y a rien qui te manque, d'ici ? - Bah, non, pas vraiment.", rĂ©pond Shin au bout de quelques instants de rĂ©flexion. "A part les brioches Ă  la viande et les parfums de sorbets originaux, y a rien de grandiose, ici. - ... des sorbets ? - Reviens en Ă©tĂ© et tu pourras les goĂ»ter.", dit-il dans un sourire, imaginant qu'il aurait pu lui proposer de revenir ensemble pour l'occasion si ça avait pas Ă©tĂ© dans quatre mois. "Sinon, je vais te paraĂźtre maso, mais des fois la pluie me manque. - ... la pluie ? - Pas la pluie en elle-mĂȘme, parce que ça me rend patraque aussi, mais ce qu'elle rend possible... la brume, les rĂ©verbĂšres dans le brouillard, les arcs-en-ciel ou bĂȘtement les odeurs, aprĂšs la pluie. - Les odeurs ? - Hm. Si tu as l'occasion, une forĂȘt ou mĂȘme un parc aprĂšs la pluie, ça vaut le dĂ©tour. - Je suis pas sĂ»re que le jeu en vaille la chandelle. - ... peut-ĂȘtre pas. Chais pas, j'ai des bons souvenirs des jours de pluie. Quand j'Ă©tais ado, j'avais le droit de pas bosser ces jours-lĂ  vu que j'Ă©tais pas en forme.", dit-il en se remĂ©morant ce temps-lĂ . "Tu veux du dessert ? - ... quelle question !", rĂ©pond-elle en lui faisant un clin d'oeil. "MĂȘme s'il y a pas les fameux sorbets..." Ils se lĂšvent, font encore un tour des stands de nourriture et retournent Ă  leur emplacement les bras chargĂ©s de nourriture. "J'pensais bien que ce serait cool, comme soirĂ©e, mais c'est mĂȘme mieux que ça.", finit par dire la fille entre une pomme d'amour et une gauffre. "Y a des annĂ©es oĂč c'est moins fun, mais lĂ , effectivement, c'est une belle Ă©dition. - En tout cas merci de m'avoir "initiĂ©e". J'pense que je me serais beaucoup moins amusĂ©e si t'avais pas Ă©tĂ© lĂ ... - ... merci Ă  toi. C'Ă©tait chouette de faire ça Ă  deux. - C'est bizarre, j'arrive plus Ă  me souvenir qui m'a dit qu'y avait la nuit des morts-vivants cette semaine et que j'devrais y aller. - J'espĂšre que tu devais pas y aller avec lui, sinon tu lui as posĂ© un sacrĂ© lapin. - ... si ça se trouve c'Ă©tait ma coloc et elle aurait pas foutu les pieds ici, mĂȘme pour m'accompagner. - Me regarde pas comme si j'avais la rĂ©ponse.", dit-il avant de regarder sa montre. Minuit moins vingt. S'il veut pas louper Noi, faut qu'il rentre. "J'dois pas tarder. - T'as un couvre-feu ? - Nan, je bosse. J'ai une cible pour cette nuit, j'peux pas faire autrement... - Oh, c'est con. J'vais rentrer aussi, alors. - Tu devrais rester, y a des feux d'artifice aprĂšs, c'est pas mal. Ca devrait plus tarder et t'as une bonne place, en plus. - ... merci du conseil. - Bon, j'vais aller dans un endroit plus discret pour ouvrir ma porte, j'veux pas leur gĂącher la fĂȘte, non plus... - ... faudrait pas qu'ils annulent le feu d'artifice. - VoilĂ ." Shin sait que sur cette note, il aurait dĂ» se relever et prendre dĂ©finitivement congĂ©, mais bizarrement, il est pas du tout motivĂ© Ă  l'idĂ©e de rentrer. "Dis, on... on pourrait se revoir ?", finit-il par demander. "Je veux dire, autrement que par hasard ?" Elle se met Ă  rire et lui fait un grand sourire. Il est grave en train de craquer c'est peut-ĂȘtre juste pas une bonne idĂ©e du tout. " ... j'aimerais bien, oui.", rĂ©pond-elle avant de se pencher sur lui et de l'embrasser sur le coin de la bouche. "... j'aimerais beaucoup, mĂȘme." Putain, pourquoi faut-il qu'il bosse ce soir ? C'est la premiĂšre fois de sa vie qu'il rencontre une fille comme ça et il doit la laisser en plan. "Dimanche, Ă  midi, place des mandragores ? - C'est notĂ©. - Peut-ĂȘtre qu'Ă  ce moment-lĂ  j'pourrais connaĂźtre ton nom ? - Hmm... peut-ĂȘtre, oui.", dit-elle en rentrant dans son jeu. Quand il rentre chez lui prendre son masque, Shin dĂ©couvre une enveloppe . Il l'ouvre promptement pour dĂ©couvrir une nouvelle annonce de Noi. "Je peux pas cette nuit, je viens samedi Ă  la place. PrĂ©pare-toi !" Au final il a interrompu sa plus belle soirĂ©e de l'annĂ©e pour rien. Vivement qu'En se rende compte que sa cousine mĂ©rite pas de rester en vie, parce que Shin imagine pas pouvoir dĂ©tester quelqu'un plus que ça. Chapter Text "Tu devineras jamais sur qui je suis tombĂ©e Ă  la nuit des morts-vivants...", dit Noi avant de bailler Ă  s'en dĂ©crocher la mĂąchoire. Ebisu est sur le canapĂ© en train de manger un petit-dĂ©jeuner, et lĂšve son regard vers elle. "Le beau blond de la fĂȘte des masques.", continue-t-elle, et Ebisu se met Ă  rire. En mĂȘme temps, Ebisu rigole souvent sans raison donc Noi ne s'en offusque pas outre-mesure. "... alors ?", finit par demander Ebisu aprĂšs avoir rĂ©ussi Ă  contenir son fou-rire. "Alors...", commença Noi avant de soupirer. "... alors, on a passĂ© toute la soirĂ©e ensemble, il se bat super bien, il m'a offert un collier et... et j'suis sous le charme." Ebisu explose de rire Ă  nouveau. "Hey, te moque pas. En plus je crois que je lui plais aussi. - J'en doute pas.", arrive Ă  articuler Ebisu entre deux Ă©clats de rire. "Mais maintenant je repense Ă  ce foutu horoscope. C'est bien ma veine, la premiĂšre fois que je tombe sur un type qui me plait, j'sais dĂ©jĂ  que j'vais ĂȘtre plantĂ©e. - Ca disait quoi, exactement ?" Noi retourne dans sa chambre, trouve vite sur son bureau le papier dĂ©sormais froissĂ© qu'elle a reçu Ă  la fĂȘte des masques et se dirige Ă  nouveau vers le salon. "Amour Un amour naissant et des espoirs déçus. Tout s'arrangera avec un combat. - ... ben peut-ĂȘtre qu'il te sauvera dans un combat hĂ©roĂŻque ou un truc du style. Moi j'suis sĂ»re que c'est le bon. - Qu'est-ce que t'en sais ? - Je pense que vous ĂȘtes prĂ©destinĂ©s. - ... carrĂ©ment ? - Crois-moi, vu de ma situation, c'est Ă©vident que c'est le bon.", conclut Ebisu, un sourire aux lĂšvres. "En tout cas, je le revois demain... D'un cĂŽtĂ©, je voudrais dĂ©jĂ  y ĂȘtre, mais bon, ce soir je vais aller tabasser Shin, et ça va ĂȘtre trop cool aussi !" Ebisu lĂšve les sourcils et pouffe Ă  nouveau de rire. Chapter Text Shin sait pas ce que Noi a avec les piĂšces sombres, mais leur dernier lieu de combat est encore plus mal Ă©clairĂ© que les prĂ©cĂ©dents. A un bout du couloir, une ampoule dĂ©faillante Ă©met une lumiĂšre vacillante, entrecoupĂ©e de quelques flashs de lumiĂšre. A l'opposĂ©, deux mĂštres derriĂšre Noi, un produit phosphorescent indique une issue de secours sans vraiment Ă©clairer les vu la taille de ce qu'il affronte, il risque pas non plus de la louper, mĂȘme dans le noir... d'ailleurs, ce soir, il se sent particuliĂšrement en forme il a dĂ©jĂ  placĂ© plusieurs coups bien sentis sans s'ĂȘtre fait toucher, et il sent bien que son adversaire s' cette fois-ci, il se plantera pas l'affaiblir, l'acculer, la dĂ©couper, l'emprisonner. Il doit le faire vite et bien parce que plus ça dure, et plus elle a de chance de s'en remettre et de renverser la rĂ©flĂ©chissant Ă  sa prochaine action, il se prend son premier coup de la soirĂ©e, une manchette dans l'Ă©paule qui aurait pu lui arracher le bras s'il n'avait pas en partie esquivĂ©e. Il inspire un bon coup et se reconcentre. En rĂ©flĂ©chissant bien et en enchaĂźnant les coups lĂ  oĂč ça la fera le plus chier pour attaquer, il peut la perturber facilement. Son marteau fait mouche Ă  plusieurs reprises, et Noi se retrouve contrainte de reculer et de monter sa garde. "Ah, j'aime pas quand tu fais ça...", soupire-t-elle en faisant un bond en arriĂšre"Quand je gagne, tu veux dire ?", rĂ©pond-il, et ça le fait chier de la laisser tranquille le petit moment dont elle a besoin pour que sa fumĂ©e agisse, mais il a aussi besoin de quelques secondes pour souffler."Quand tu m'empĂȘches de bourriner, je voulais Tu prĂ©fĂšrerais un adversaire plus docile ?- Certainement pas !", rĂ©pond-elle, et elle se jette de nouveau sur lui, Ă  nouveau au top de sa forme. Mais cette fois-ci, il sait qu'il a trouvĂ© la bonne technique pour casser le rythme de Noi et de l'empĂȘcher de faire de rĂ©els dĂ©gĂąts. A chaque coup qu'elle porte, il contre juste Ă  temps pour ne pas subir l'attaque et au final, plus elle tape fort et plus elle prend des coups importants, mĂȘme s'il n'arrive pas Ă  les placer aux endroits les plus stratĂ©giques. "Raa, t'es d'un chiant !", rĂąle-t-elle en s'Ă©cartant Ă  nouveau, manquant de glisser sur la flaque de sang Ă  ses pieds."T'as qu'Ă  m'en foutre une, si t'es pas contente..." Noi avance Ă  nouveau, mais change de stratĂ©gie, plutĂŽt que de lancer un coup de poing, elle l'attrape par sa veste. MĂȘme s'il ne s'y attendait pas, ça lui laisse les mains libres pour donner un coup de marteau en plein dans la hanche de Noi... sauf que celle-ci ne flanche pas et Shin se retrouve projetĂ© au sol par-dessus Noi dans une planchette tellement bien exĂ©cutĂ©e qu'il en a le souffle une faille certaine dans son plan exclusivement basĂ© sur le contre si elle n'attaque pas mais se contente de prises de ce style, il ne peut pas retourner sa force contre elle. Par contre, il peut attaquer ouvertement entre le moment oĂč elle s'approche et oĂč elle exĂ©cute sa sa garde pour le prochain Ă©change, Shin s'apprĂȘte Ă  mieux apprĂ©hender le prochain mouvement de Noi, mais alors qu'il pensait qu'elle allait de nouveau attraper le col de sa veste, c'est un coup de poing tellement rapide et puissant qu'il n'a ni le temps de contrer, ni de l'Ă©viter. Ses genoux plient et sa vue se trouble son arcade sourciliĂšre est plus que probablement dĂ©foncĂ©e. Il se redresse, porte un coup qui ne donne rien et tente de retrouver son calme. En bourrin c'est lui qui perd, il ne doit absolument pas rentrer dans son un nouvel Ă©change de contres, Noi l'attrape par le bras et dans la demi-seconde qu'il a avant qu'elle ne fasse quelque chose qui tourne mal pour lui, il Ă©met de la bras de Noi qui ne le tenait pas tombe au sol, dĂ©coupĂ© en morceaux, mais elle ne s'Ă©carte pas pour autant et avec la seule force de sa main gauche, l'envoie valser contre le mur le plus proche... ce qui n'aurait pas Ă©tĂ© bien grave, si le bĂ©ton du mur avait Ă©tĂ© dans un meilleur Ă©tat et que l'armature en mĂ©tal ne lui avait pas traversĂ© les intestins au se dĂ©sempale du mur et sent que le combat ne pourra plus durer longtemps. Putain, c'est vraiment dĂ©gueulasse, il avait bien le dessus et voilĂ  qu'une pauvre ferraille qui dĂ©passe le dĂ©savantage totalement. "Oh merde, c'est pas trĂšs beau. J'avais pas vu sur quoi je t'envoyais. J'te soigne ça pour qu'on soit quittes ?- Pas question. J'avais qu'Ă  faire gaffe.", dit-il en constatant que mĂȘme si les bouts du bras de Noi sont toujours Ă  terre, un nouveau bras lui a poussĂ© alors que lui a un bout d'intestin qui pendouille pas loin du bout de sa cravate. Bon, faut qu'il finisse vite et bien. Il avait une bonne technique, il faut qu'il continue contrer si elle attaque, fumĂ©e si elle essaie de le choper... Et comme Noi est bien dĂ©cidĂ©e Ă  le dĂ©gommer de son nouveau bras, il enchaĂźne les contres du mieux qu'il peut. Alors qu'il commence Ă  se dire qu'il doit conclure au plus vite parce que sa vision se trouble, Noi lui lance un coup de pied haut. Il ne peut pas contrer, mais il pare de son bras droit et voit l'ouverture alors qu'elle a encore la jambe en l'air, il appuie de tout son poids sur elle de son bras gauche, la coinçant contre le mur derriĂšre elle. "J'te tiens !", ricane-t-il."Pas pour longtemps...", rĂ©pond-elle en se dĂ©battant et il rĂ©alise que c'est le bon moment."Non, c'est vrai." Il Ă©met de la fumĂ©e de la main droite, et Noi tombe en morceaux Ă  terre, accompagnĂ©e de son bras gauche. Ca va pas ĂȘtre super pratique de finaliser son plan avec un bras en moins surtout que son bras encore attachĂ© Ă  son corps vient de se prendre un coup de pied qui lui a probablement brisĂ© un os, mais il faut qu'il s'active avant qu'elle ne se recompose. Chapter Text Noi se rĂ©veille et met une petite seconde Ă  rĂ©aliser oĂč elle est vue l'obscuritĂ© ambiante. Mais y a pas de doute, elle est dans un des cachots de la rĂ©sidence de son est enchaĂźnĂ©e Ă  un pilier qui a l'air super solide, et quelqu'un est dans son dos, en train de tirer sur les liens qui lui serrent les poignets."Shin ?", demande-t-elle, pour ĂȘtre sĂ»re que c'est bien lui, mais bon, elle voit pas qui ça pourrait ĂȘtre d' seule rĂ©ponse, elle entend une toux chargĂ©e."Qu'est-ce que tu fais ? - Comme ça, pas de risque, tu... Ah, c'est dĂ©gueu, me vomis pas du sang dessus !- ...- ...... Shin ? Shin, ça va ?"Elle se tourne du mieux qu'elle peut et voit qu'il est Ă  terre, et plus trĂšs vif en mĂȘme temps il a les tripes Ă  l'air et il lui manque un bras.- ... putain, tu m'as pas loupĂ©.", dit-il en essayant de se T'es pas en train de crever, hein ?- J' Putain, crĂšve pas, t'es le seul adversaire Ă  la hauteur que j'ai, qu'est-ce que je vais faire si t'es mort ?- ... arrĂȘter de faire chier ton cousin pour rien, peut-ĂȘtre ?", dit Shin sur un ton moqueur, mais il se remet Ă  vomir du sang."DĂ©tache-moi, je vais te Jamais, j'ai gagnĂ©, Si tu crĂšves, je pense que les gens retiendront plutĂŽt que c'est moi qui ai gagnĂ©, hein. Et puis Ă  quoi ça va te servir d'avoir gagnĂ©, une fois mort ?- ... - ... Shin ?"Cette fois-ci, il bouge elle l'a peut-ĂȘtre bel et bien l'idĂ©e de plus avoir un bel ennemi jurĂ© comme ça, elle sent son cƓur se bande ses muscles, pousse le plus fort possible sur la chaĂźne, et arrive Ă  l'Ă©clater Ă  deux endroits. Elle s'en extirpe, se penche sur Shin."Putain, fais pas le con, crĂšve pas pour une connerie de bijou...", dit-elle avant de souffler sa fumĂ©e, et elle en profite pour nouer un bout de la chaĂźne qui l'accrochait autour du poignet de Shin avant qu'il se il reprend connaissance, mais elle est dĂ©jĂ  de l'autre cĂŽtĂ© de la piĂšce."Ciao, Ă  la prochaine !- J'en ai pas fini avec toi !", crie-t-il avant de se rendre compte que son poignet est immobilisĂ©."Peut-ĂȘtre bien, mais moi, j'me casse.", dit-elle en ouvrant une porte la fuite via Hole, c'est toujours le plus facile alors que Shin utilise sa fumĂ©e sur la chaĂźne qui le retient."Pas question, reviens te battre !- ... j'reviens dans deux jours. Demain j'ai quelque chose, j'veux pas me coucher trop C'est quoi cette excuse Ă  la con ?- T'inquiĂšte, c'Ă©tait un beau combat.", lui assure-t-elle en glissant un pied dans la porte. "La prochaine fois tu me diras merci pour ma fumĂ©e, hein !- La prochaine fois j'te bute, oui !", entend-elle crier derriĂšre elle. Chapter Text Quand il la voit sur la place, adossĂ©e Ă  la statue de mandragore, son coeur se serre dans sa poitrine. Elle a les cheveux redressĂ©es dans un chignon, porte le collier qu'il lui a offert, et a apparemment trouvĂ© toute une sĂ©rie de boucles d'oreilles qui allaient bien avec. Elle est super jolie. Il a rendez-vous avec une fille super jolie. Qui tabasse comme personne, mange autant que lui, et semble mĂȘme apprĂ©cier sa compagnie. Il est pas vraiment sĂ»r de comment il en est arrivĂ© lĂ , en fait. Elle remarque sa prĂ©sence au bout de quelques instants et lui fait un grand sourire. Il a jamais fait sourire une fille de cette façon, c'est super bizarre. Plaisant, mais bizarre."Salut ! - Salut. Ca va ? - J'viens de me rĂ©veiller, en fait j'Ă©tais en vadrouille cette nuit et j'suis claquĂ©e.", soupire-t-elle. "Mais j'suis super contente de te retrouver quand mĂȘme, hein. - Ben ça nous fait un point commun de plus. J'bossais cette nuit et j'ai failli crever, alors bon... - Et ben tant mieux que tu sois pas mort, sinon j'aurais cru Ă  un lapin et j'aurais Ă©tĂ© grave déçue. Tu sais, c'est la premiĂšre fois qu'un mec qui me plaĂźt autant me file un rencard. - ... t'es toujours franche comme ça ?", demande-t-il et il sent que ses joues sont rouges. "Moui, en gĂ©nĂ©ral. Ca pose problĂšme ? - ... je... je pense pas, non. - Pourquoi, toi t'es plutĂŽt du genre "j'me la ferme et je rougis" ? - En fait, si, je crois que la franchise va poser problĂšme.", finit-il sur un ton faussement rĂąleur et elle se met Ă  rire. Putain, elle a beau ĂȘtre gĂ©ante, elle est vraiment mignonne. Et ils s'entendent vraiment bien."Enfin bon, c'est pas tout ça, mais j'avais pas osĂ© mettre mon masque pour ĂȘtre sĂ»re que tu me reconnaisses, mais maintenant qu'on s'est retrouvĂ©s... - J'pense que les probabilitĂ©s pour qu'il y ait deux filles de ta taille sur cette place Ă  cette heure-ci sont pas Ă©normes, tu sais. - ... c'est vrai que c'est pas commun. - ...... maintenant que j'y pense, je connais une autre fille grande comme toi, en fait. - Si elle est plus grande, je veux trop la rencontrer. J'ai jamais rencontrĂ© une fille plus grande que moi. Tu me la prĂ©senteras ? - J'pense pas, non, j'peux pas la blairer.", explique Shin en ricanant. Genre il va prĂ©senter son ennemie jurĂ©e Ă ... Ă ... sa potentielle future petite amie. "... dommage. Mais bon, au moins comme ça je sais que c'est pas juste ma taille qui t'intĂ©resse... - Pourquoi ? T'as eu affaire Ă  des fĂ©tichistes des filles de plus de deux mĂštres par le passĂ© ? - ...... non. Ca existe ? - ... on sait jamais. En tout cas je t'en prie pour le masque. Le mien a souffert de mon combat de cette nuit et j'ai pas eu le temps de passer le refaire, excuse-moi. - C'est con, j'Ă©tais curieuse de voir Ă  quoi il ressemblait, ton masque... - Ce n'est que partie remise. J'pensais aller le faire refaire en fin de journĂ©e, si tu veux m'accompagner... - Vu que t'Ă©tais Ă  la fĂȘte des masques, tu dois en avoir marre d'aller chez Belzebuth, dis. - Deux fois en quatre jours, je bats des records, oui." Elle lui fait un nouveau sourire puis enfile son masque et lĂ , Shin rĂ©alise. Il connait pas une autre fille qui fait grosso modo la mĂȘme taille. Ca fait une semaine qu'il est sous le charme de... de la cousine infernale. Et putain, faut ĂȘtre grave con pour pas avoir reconnu sa voix, ni sa maniĂšre de se battre et surtout sa putain de carrure. "Eh, tu vas bien ? Il te fout les jetons mon masque ou quoi ?", finit par demander Noi vu que Shin est restĂ© sans voix quelques instants. "Non... non, c'est rien." La grande question, c'est pourquoi elle, elle l'a pas reconnu. AprĂšs des annĂ©es en tant qu'ennemis jurĂ©s elle aurait jamais vu sa tĂȘte ? Ou ses cicatrices ? Ils se sont quand mĂȘme pas battus uniquement de nuit dans des endroits mal Ă©clairĂ©s, non ?"Et au fait, moi c'est Noi."Elle se fout pas de sa gueule, elle a pas du tout vu que c'Ă©tait lui. Et il a aucune idĂ©e de ce qu'il va faire... parce que oui, Noi est chiante et Ă©nervante et gratuitement, en plus, mais la fille de la nuit des morts-vivants est juste... enfin... il a pas envie d'y renoncer."Tu vas plus moufter un mot maintenant que j'ai mon masque ? - ... si, si. Pardon. La fatigue, j'imagine. - Tu... tu prĂ©fĂšrerais qu'on remette ?", demande-t-elle sur un ton serait le bon plan. Il aurait le temps de rĂ©flĂ©chir Ă  ce qu'il doit faire dans un contexte pareil. Mais bon, s'il y rĂ©flĂ©chit, il va forcĂ©ment arriver Ă  la conclusion que sortir avec sa pire ennemie, c'est pas un bon plan. Et cette conclusion lui plaĂźt pas vraiment..."Non. Non, t'inquiĂšte. Pardon. Ca va aller. - Bon. Ben maintenant, t'as vu mon masque, tu connais mon nom... ptĂȘt que j'pourrais aussi savoir comment tu t'appelles ?"La journĂ©e risque quand mĂȘme d'ĂȘtre ultra-difficile."Hmm, je sais pas...", rĂ©pond-il, un sourire aux lĂšvres, pour se donner le temps de rĂ©flĂ©chir. - Pas de masque, pas de nom... t'es grave mystĂ©rieux, comme bonhomme. - ... Rei.", finit par dire Shin en essayant de faire sonner comme un nom de mage le prĂ©nom de son pĂšre. "J'm'appelle Rei. - EnchantĂ©e ! On va manger ? J'suis affamĂ©e !", s'exclame Noi. "Au fait, c'est quelque chose qu'il faut que tu saches Ă  propos de moi j'suis toujours affamĂ©e. - Ca m'Ă©tonne pas plus que ça vu ce que tu t'es enfilĂ© les derniĂšres fois qu'on s'est vus. Tu veux manger quoi ? - N'importe, chuis pas chiante. - Fast-food ? Pizza ? - ... toi t'es trop un romantique. - J'ai pas vraiment l'habitude de sortir avec des filles. - ...... c'est vrai ? Pourtant, t'es super fort et t'es canon, tu dois avoir la cĂŽte, non ? - Pas que je sache."Ouais, la cĂŽte auprĂšs de la fille la plus barge qu'il ait jamais rencontrĂ©e et c'est Ă  peu prĂšs tout..."Pizza, ça me va. Par contre j'suis interdite partout oĂč c'est servi Ă  volontĂ©."Shin se met Ă  rire. Pourquoi Noi est craquante comme ça ? Et si elle est craquante comme ça, pourquoi il l'a jamais remarquĂ© auparavant ? C'est quand mĂȘme super Ă©trange. "J'connais un restau pas loin, le Yamato, ça te dit ? - Ah ouais, j'connais aussi, c'est super sympa ! J'y vais aussi souvent avec..." Noi s'interrompt une seconde. "... j'suis sĂ»re que j'y vais souvent avec quelqu'un, mais chais plus qui... - On s'en fout, non ? Aujourd'hui t'y vas avec moi. - Oui, t'as raison.", rĂ©pond-elle dans un sourire. En moins de cinq minutes ils arrivent au restaurant, dĂ©jĂ  bien animĂ©. Le patron les accueille un sourire aux lĂšvres. "Votre table habituelle est libre, si vous voulez !", dit-il depuis derriĂšre le bar et Shin se dirige vers son emplacement favori. "Comment t'as su que c'Ă©tait celle-lĂ , ma table habituelle ?", demande Noi en prenant place face Ă  lui. "C'est /ma/ table habituelle. - Hein ? - Je t'assure, je suis toujours assis lĂ  quand je mange ici. - C'est dingue. Moi aussi.", rĂ©pond-elle en enlevant son masque pour l'accrocher au crochet Ă  cĂŽtĂ© de son siĂšge. "Si ça se trouve on s'est dĂ©jĂ  croisĂ©s ici par le passĂ©. - Qui sait..." Le patron arrive, deux apĂ©ritifs maison Ă  la main. "Comme d'habitude, avec une pointe de citron. J'vous laisse le temps de regarder la carte.", dit-il avant de repartir vers une autre table. "Tu vas voir, leur apĂ©ritif maison, c'est dĂ©jĂ  une tuerie, mais avec le citron, c'est juste gĂ©ant. J'ai dĂ©couvert ça par hasard un jour. - ... dĂ©conne pas, le citron dans cet apĂ©ro, c'est mon secret. - Je suis pas superstitieuse, mais ce genre de coĂŻncidences en sĂ©rie, c'est quand mĂȘme Ă©trange. On a l'air d'avoir tellement en commun que je trouve ça bizarre qu'on se connaisse pas dĂ©jĂ ... - Ca va, c'est juste deux ou trois hasards.", dit Shin, qui trouve pourtant ça trĂšs Ă©trange. "Tu sais, ma coloc t'as aperçu Ă  la fĂȘte des masques et elle m'a dit qu'elle pensait qu'on Ă©tait prĂ©destinĂ©s. Au premier abord je me suis dit qu'elle racontait n'importe quoi, mais quand mĂȘme, si on a la mĂȘme table fĂ©tiche ici, c'est ptĂȘt vrai... elle a peut-ĂȘtre eu une vision ou un truc du style. - ... c'est sa magie ? - Nan. En plus je dois dire qu'elle est pas tout Ă  fait saine d'esprit." Shin se met Ă  rire avant de boire une gorgĂ©e de son apĂ©ritif. S'il est prĂ©destinĂ© Ă  Noi, ce serait bien sa veine... enfin bon, peut-ĂȘtre que comme ça elle arrĂȘterait d'essayer de venir l'Ă©gorger deux fois par semaine... "Bon, en tout cas, mettons de cĂŽtĂ© le destin pour l'instant." ajoute-t-elle. "Qu'est-ce que tu fais de tes journĂ©es ? Qu'est-ce que t'aimes faire ? - Ben pas grand chose. Quand je bosse pas, en gĂ©nĂ©ral je m'entraĂźne. Sinon, je lis, je regarde la tĂ©lĂ©, j'promĂšne mon chien... rien d'extraordinaire. Et toi ? - Ca dĂ©pend des jours... Je t'ai dit que je bossais pas, je vends ma fumĂ©e... j'ai une fumĂ©e de guĂ©rison du tonnerre, en fait, donc je peux un peu faire ce que je veux dans la vie vu combien ça se monnaie. - ... et donc, tu fais quoi de tout ton temps libre ? - Je vois des potes, j'fais des conneries avec ma coloc',...", commence-t-elle avant d'attraper sa main sur la table. "...je drague des garçons Ă  la fĂȘte des masques... - ... j'ai vu ça. - Je me fixe des dĂ©fis stupides pour m'occuper... tu vois qui c'est, En ? - ...... y a des gens qui savent pas qui est En ? - Bon point. Ben en fait, c'est mon cousin. Et je peux paaaaas le blairer. Donc j'essaie toujours de trouver quelque chose pour l'Ă©nerver lui faire louper une opportunitĂ© de business, lui piquer des trucs... en ce moment il est en vacances et j'essaie de lui voler une pierre prĂ©cieuse pendant son absence..." Shin pousse un long soupir. C'est peut-ĂȘtre pas une bonne idĂ©e ce qu'il est en train de faire. MĂȘme s'il se trahit pas, si ça se passe bien, il pourra pas lui cacher Ă  vie que bon, quand ils se font pas les yeux doux, ils essaient de s'arracher la tĂȘte... "J'crois qu'on va s'arrĂȘter lĂ . - Hein ? Mais on a mĂȘme pas commandĂ©. - Noi, j'm'appelle pas Rei. Je m'appelle Shin. Je travaille pour En. - Hein ? Mais... non, mais Shin, c'est... - ... un type qui se bat avec un marteau et qui a un masque en forme de coeur ? Ouais, c'est moi. - Attends, mais... pourquoi tu me l'as pas dit plus tĂŽt ? - J'ai mis qu'un quart d'heure Ă  me dĂ©cider Ă  te le dire, c'est pas la mort non plus... - Un quart d'heure ? - J'ai calĂ© quand t'as mis ton masque. - ... tu connaissais pas mon visage ? - Je... en fait je me suis pris une fumĂ©e d'amnĂ©sie et j'ai oubliĂ© un certain nombre de trucs. Surtout te concernant. - ... y a genre une grosse semaine ? - Ouais, pourquoi ? - Parce que c'est pareil pour moi. - Ben je crois qu'il est temps d'enquĂȘter alors.", se dit Shin, Ă  la fois inquiet et rassurĂ© de voir que c'Ă©tait pas juste dans sa tĂȘte que quelque chose clochait. "C'est qui qui t'as dit pour la fumĂ©e ? - Ma coloc. C'est une fille complĂštement barge, donc ce serait pas surprenant qu'elle m'ait racontĂ© n'importe quoi. Et toi ? - Un mec Ă  En qui me sert d'homme de main Ă  l'occasion. Enfin, il met mes costards au pressing, quoi. - Commençons par lui."Quand Shin chope Fujita par le col du t-shirt Ă  la sortie de sa chambre, celui-ci Ă©met un petit cri dĂ©sespĂ©rĂ© avant de reconnaĂźtre son assaillant. "Shin
 Shin-san ? - Ouaip. Va falloir que tu me re-causes un peu de cette fumĂ©e de la semaine passĂ©e, parce qu'y a des choses qui sont pas claires... - Je
 euh
 - Noi se l'est prise aussi ? Et dans ce cas, pourquoi ne pas me l'avoir dit si t'Ă©tais au courant ?" Fujita soupire et lĂšve les yeux vers eux. "C'est
 c'est vous deux qui avez dĂ©cidĂ© volontairement d'utiliser cette fumĂ©e. - Hein ? Comment ça ? - En fait, vous... vous ĂȘtes partenaires, normalement, mais comme vous trouviez pas d'ennemi Ă  la hauteur, vous vous ĂȘtes dit que pendant vos vacances, vous pourriez faire comme si vous Ă©tiez ennemis et voir qui l'emporterait. - Tu espĂšres sincĂšrement nous faire croire une connerie pareille ?", demande Shin qui imagine pas faire quelque chose d'aussi con. "J'vous le jure ! Ebisu et moi on devait juste vous aider Ă  ce que ça se passe bien et vous refiler l'antidote au retour d'En. - Une fumĂ©e antidote ? - Je vous la donne tout de suite si vous me croyez pas !", dit Fujita et il retourne dans sa chambre et fouille dans un tiroir pour en sortir un flacon de fumĂ©e. "Genre je vais accepter une fumĂ©e d'un type qui a jouĂ© avec mon cerveau. - Laisse, j'vais la prendre moi.", dit Noi en tendant la main Ă  Fujita et il lui passe le flacon. "Je risque pas grand chose et, bon, sincĂšrement, me connaissant, j'aurais pu avoir une idĂ©e tordue comme ça. N'empĂȘche, tu te rends compte si c'est vrai ? Partenaires en vrai et Ă  peine une semaine aprĂšs s'ĂȘtre oubliĂ©s on sortait dĂ©jĂ  de nouveau ensemble. On doit ĂȘtre un couple trop chou... - J'trouve cette histoire plus bizarre qu'autre chose, personnellement.", commente Shin alors que Noi ouvre le flacon et se le renverse dessus. Elle cligne des yeux deux trois fois et balance le flacon vide dans la poubelle avant de reprendre la parole. "C'Ă©tait pas des conneries, on est vraiment partenaires.", dit-elle avec un sourire triste et Shin attrape le second flacon pour l'imiter. Putain. Merde. Il vient de passer une semaine Ă  flirter avec Noi."... t'as pas le cristal du dĂ©mon. J'ai gagnĂ© le pari.", dit-il, pour essayer de cacher sa rĂ©action. "Il me restait presque une semaine, encore ! Les conditions ont pas Ă©tĂ© respectĂ©es ! - Le premier combat, j't'ai dĂ©zinguĂ©e. - ... et le deuxiĂšme, c'est l'inverse. - Le troisiĂšme, j't'ai mise KO et attrapĂ©e. - Peut-ĂȘtre, mais vous seriez crevĂ© si j'vous avais pas soignĂ© ! J'appelle pas ça gagner...", rouspĂšte Noi. "Bon, match nul ? - ........ mouais." A cĂŽtĂ© d'eux, Fujita pousse un soupir. "Tout ça pour un match nul ? Bon, ben je vais chercher Ebisu et lui dire que c'est fini... Noi-san, vous voulez que j'en profite pour ramener vos affaires ?" C'est vrai qu'elle avait dĂ» se prendre un appart en-dehors de la rĂ©sidence pour monter sa nouvelle identitĂ©. "J'vais t'accompagner, ce sera plus simple.", dit-elle et quelques instants plus tard, Shin se retrouve seul dans le couloir. Bizarrement, il se sent pas bien du tout. Chapter Text "Comment ça, c'est fini ?", demande Ebisu, Ă©tendue sur le canapĂ© avec un magazine people dans les mains. "Ben on s'est rendus compte qu'il y avait quelque chose de louche et Fujita a pas eu le choix que de nous dire la vĂ©ritĂ©. Donc bon, on peut rentrer Ă  la rĂ©sidence. MĂȘme si au final ça a pas vraiment marchĂ© comme prĂ©vu, merci Ă  vous deux d'avoir Ă©tĂ© dans le coup. C'Ă©tait fun. - C'est dommage que ce soit fini. J'aimais bien cet appart. - Bizarrement, moi aussi.", soupire Noi. "Mais bon, j'vais pas le garder, qu'est-ce que j'ferai d'un appart aussi loin de la rĂ©sidence ? Fujita, tu aides Ebisu Ă  ranger ses affaires ? J'vais remballer ce que j'ai et..." La phrase de Noi est interrompue par un gargouillement audible dans toute la piĂšce. "... et je crĂšve la dalle. J'vais aller me chercher quelque chose. Vous avez dĂ©jĂ  mangĂ© ? - Moi oui, mais si tu invites, je suis prĂȘte Ă  recommencer.", dĂ©clare Ebisu. "Je... je voudrais pas m'imposer...", ajoute Fujita, hĂ©sitant. "Allez, venez donc, j'devais manger avec Shin, mais ce sera plus simple comme ça.", conclut Noi en rouvrant la porte. Elle remballe la derniĂšre tenue dans son armoire et glisse sa valise sous le lit avant de se diriger vers la salle de bains pour ranger les quelques affaires qui lui reste Ă  remettre dans leur position initiale. C'Ă©tait une identitĂ© aussi facile Ă  ranger qu'Ă  crĂ©er, au final. En Ă  peine plus d'une heure, elle avait dĂ©barassĂ© l'appart et rĂ©intĂ©grĂ© ses penates. Elle se voit dans le miroir et voit ce qu'elle porte autour du cou. Elle dĂ©glutit difficilement. Au final, elle a laissĂ© Shin en plan au plein milieu d'un rencard. Et bon, mĂȘme si les circonstances Ă©taient exceptionnelles, ça se fait peut-ĂȘtre pas de planter un mec comme ça. DĂ©cidĂ©e Ă  aller le voir, elle sort de la salle de bains et ouvre sa porte d'entrĂ©e, pour trouver Shin juste derriĂšre. " ... sempai. - Tu... euh... faut qu'on parle, je crois. - Hm. Rentrez." Shin s'exĂ©cute, enlĂšve son masque et enfile ses lunettes avant de la regarder Ă  nouveau. "Noi, on... qu'est-ce qu'on a fait ? - ... bah, on s'est bien amusĂ©s, non ? A part traumatiser Fujita, on a rien fait de mal... - ...... - Moi en tout cas, j'ai passĂ© une semaine d'enfer. Trois combats au top, une dĂ©rouillĂ©e de zombies, et y a mĂȘme un beau garçon qui m'a filĂ© un rencard.", dit-elle en voulant le complimenter, mais rĂ©alisant Ă  la fin de sa phrase que ça allait juste l'embarrasser. " ... hmpf. - ...... si on avait pas dĂ©couvert le pot-aux-roses, vous croyez qu'il se serait passĂ© quoi ? Je veux dire, de ce point de vue-lĂ  ?" Elle a pas encore pris le temps d'y rĂ©flĂ©chir, mais elle Ă©tait partie pour son rendez-vous avec la ferme intention de conclure avec le beau blond de la fĂȘte des masques. Bon, maintenant, c'est Shin et c'est plus vraiment d'actualitĂ©, mais elle va pas faire comme si rien ne s'Ă©tait passĂ©... "J'en sais rien. - Ca vous dit de le savoir ? - ... comment ça ?" Elle regarde la pendule sur le mur et lui sourit. "Ben si on disait qu'on avait rendez-vous Ă  seize heures et pas Ă  midi, sur la place des mandragores... - Tu veux faire comme si... - ... comme si on s'Ă©tait rencontrĂ©s il y a quelques jours Ă  la fĂȘte des masques. - ...... je pense pas qu'on sache jouer la comĂ©die si bien que ça, toi et moi." Noi pousse un long soupir. Ca s'est arrĂȘtĂ© trop vite. Elle a pas fonciĂšrement envie de redevenir "Noi" tout de suite et de retourner Ă  une semaine de vacances forcĂ©es avec personne Ă  dĂ©glinguer... et sans /lui/. "Mais y avait... y avait quelque chose, hein ? - Quelque chose ? - ... entre nous, j'veux dire. C'Ă©tait pas juste moi ? - ...... Noi. - ... c'est pas une rĂ©ponse. - ...... y avait quelque chose, oui.", finit par lĂącher Shin. "Mais le... le contexte Ă©tait diffĂ©rent. - J'suis d'accord. Et vous mĂ©prenez pas, ĂȘtre votre partenaire comme d'habitude c'est super, mais... mais j'Ă©tais vraiment heureuse cette semaine. On se bastonnait, on flirtait,... c'est dur de perdre ça d'un coup, en fait. - Hm. C'est bien pour ça que j'suis venu discuter mais j'sais pas trop quoi dire, en fait. - Vous savez, j'aurais dĂ» me douter que vous re-dĂ©couvrir ce serait trop bien. La premiĂšre fois qu'on s'est rencontrĂ©s, vous ĂȘtes devenus mon meilleur ami en un rien de temps... Enfin bon, on pouvait pas deviner qu'on se croiserait en-dehors des bastons donc, forcĂ©ment, j'avais pas prĂ©vu ça... Shin prend quelques instants avant de rĂ©pondre. "J'me pose jamais la question de pourquoi on est partenaires. Pourquoi on est toujours ensemble. Ca me paraĂźt Ă©vident que c'est idĂ©al. C'est pas quelque chose que j'irai remettre en question. C'est comme ça et puis c'est tout... mais lĂ , j'sais pas quoi faire de cette situation. J'sais pas ce qu'il faut faire quand deux meilleurs amis s'effacent mutuellement de leur mĂ©moire pour un pari Ă  la con et tombent amoureux. C'est complĂštement stupide, comme situation. - Un peu, oui...", dit Noi en rigolant. " D'un cĂŽtĂ©, t'es Noi, j'te connais depuis tellement de temps, t'es ma meilleure amie et t'es... t'es un acquis. Et de l'autre, t'es cette fille extraordinaire qui bute trois zombies d'un coup et me trouve intĂ©ressant. - ... j'vous trouve toujours intĂ©ressant. Et j'peux mĂȘmes les dĂ©gommer par cinq, les zombards. - C'que je veux dire, c'est que comme je te connaissais pas, forcĂ©ment je trouvais ça extraordinaire. J'aime comment tu te bats, j'aime comment tu parles. J'aime ton enthousiasme, j'aime ton sourire. Mais tout ça j'l'avais pas calĂ© avant cette semaine. Enfin... ça me semblait pas import ant. - ...... alors, qu'est-ce qu'on fait ? - J't'ai dit, je sais pas. J'dirais que les dix ans devraient l'emporter sur la semaine, quand mĂȘme... - ... peut-ĂȘtre. - On peut dĂ©jĂ  essayer d'ĂȘtre comme d'hab. Voir ce que ça donne. - Hm." Avant de remettre son masque et de quitter la piĂšce, Shin se retourne une seconde et leurs regards se croisent. Noi est pas certaine d'avoir dĂ©jĂ  ressenti quelque chose de plus douloureux que ça. Chapter Text AprĂšs cinq journĂ©es complĂštement pourries, le samedi oĂč En revient devient le point culminant du malaise qui s'est installĂ© entre Noi et lui. Entre les moments oĂč il essayait de l'Ă©viter, ceux oĂč /elle/ essayait de l'Ă©viter et ceux oĂč ils Ă©taient juste mal Ă  l'aise, la semaine n'a pas Ă©tĂ© grandiose. Shin est convoquĂ© dans l'aprĂšs-midi et se doute bien qu'il en sera de mĂȘme pour Noi. DĂ©cidĂ© Ă  faire au mieux pour rĂ©tablir un peu les choses, Shin arrive en avance et prend sa place habituelle dans le canapĂ© de l'antichambre au bureau d'En. Celui-ci arrive quelques minutes plus tard accompagnĂ© de Noi et de deux sous-fifres qui referment la porte derriĂšre eux avant d'aller s'ateler Ă  la confection d'un en-cas. "B'jour.", dit Shin Ă  l'intention d'En. "Ouais, salut. Je viens de me faire engueuler cinq minutes par ta partenaire sur le fait que vous avez rien glandĂ© pendant deux semaines, tu confirmes ? - Hm. Le calme plat. - Y a vraiment que toi pour pas ĂȘtre contente d'ĂȘtre en vacances, hein...", dit En en se retournant vers Noi en soupirant avant de prendre sa place dans son fauteuil habituel. "Mais j'me faisais chier ! Je bosse pas pour toi pour m'emmerder. J'espĂšre que t'as ramenĂ© du boulot en tout cas parce que ça peut plus durer comme ça...", se lamente Noi tout en restant debout prĂšs de la porte d'entrĂ©e. "Oh, c'est bon, hein. Ouais, j'ai de quoi vous faire bosser. On m'a fait remonter qu'y avait un commerce illicite dans la rĂ©sidence. OrganisĂ© par une nana qui s'appelle Hara. Apparemment c'est pas grand chose et je comptais juste la foutre dehors, mais si t'as besoin de te dĂ©fouler, fais-toi plaiz. - J'tape pas les filles.", repond Noi et Shin se demande quand est-ce qu'elle va se dĂ©cider Ă  s'asseoir. A cet instant, Ebisu rentre dans la piĂšce, aperçoit Kikurage aux pieds d'En et court vers lui pour le prendre dans ses bras. "Bon ben contente-toi de la trouver et de la foutre dehors alors. Et ben Ebisu, tu dis mĂȘme plus bonjour ? - Salut ! - Et on rentre pas ici comme dans un moulin. La prochaine fois, toque Ă  la porte. - Yes, boss ! - Sans dĂ©c ?", reprend Noi, apparemment pas satisfaite de la conversation. "Rien pendant deux semaines et tout ce que tu me trouves c'est foutre une fille dehors ? - J'aurai un truc pour vous dans pas longtemps, mais ça nĂ©cessite un peu de rĂ©flexion stratĂ©gique avant, j'peux pas envoyer les muscles d'abord. - Et ce sera pas des gros nazes ?" Les sous-fifres prĂ©sents servent le thĂ© et ça n'en est que plus Ă©vident que Noi reste volontairement loin de la table oĂč des parts de cake sont dĂ©sormais disposĂ©es. Le seul endroit oĂč s'asseoir, c'est Ă  cĂŽtĂ© de Shin, et apparemment, ça la tente pas outre mesure. Bon, aprĂšs la semaine qu'ils ont eue, il peut pas vraiment lui en vouloir. Il enlĂšve son masque, attrape la tasse de thĂ© qu'on lui tend, prend une longue respiration et la regarde dans les yeux maintenant qu'elle a enlevĂ© son masque. ... Ouais, non, ça passe pas, il la trouve jolie Ă  chaque fois qu'il la regarde, maintenant. Et en plus ça l'empĂȘche de bosser normalement parce qu'il a rien Ă©coutĂ© Ă  la rĂ©ponse d'En... "... donc je pense que vous pourrez vous dĂ©brouiller, mais faudra pas tout faire foirer avec votre manie de taper sur tout ce qui bouge, hein. En attendant, j'veux quand mĂȘme que vous me foutiez Hara dehors, vivante ou morte j'm'en fous, mais dehors. - Mouais...", soupire Noi en vidant le thĂ© qu'on lui a servi d'un coup. Elle repose la tasse sur la table Ă©vite son regard et renfile son masque. "Bon, ben j'y vais d'abord, hein.", ajoute-t-elle et elle quitte la piĂšce aussi sec. "Y a un problĂšme avec Noi ?", demande En. "...... non, pas de problĂšme. - Mis Ă  part que je l'avais jamais vue rester dĂ©libĂ©rĂ©ment Ă  plus de deux mĂštres de toi depuis dix ans, quoi." Shin pousse un soupir alors qu'Ebisu et Kikurage prennent la place Ă  cĂŽtĂ© de lui. "On a un petit souci qu'on n'a pas encore rĂ©glĂ©, c'est tout. - ... c'est pas mon problĂšme, mais vous avez des soucis, maintenant ? Je vous ai jamais vus fĂąchĂ©s... - Vous inquiĂ©tez pas, je vais rĂ©gler ça. - Te mĂ©prends pas, j'en ai rien Ă  foutre tant que vous bossez correctement. Je suis juste Ă©tonnĂ©. - C'est que... enfin...", commence Shin mais il a aucune idĂ©e de comment expliquer la situation. "C'est juste une querelle de couple...", propose Ebisu, et pour une fois, elle a peut-ĂȘtre pas tout Ă  fait tort mĂȘme s'il n'y a pas vraiment de querelle. "En tout cas, si tu veux pas que toute la rĂ©sidence commĂšre Ă  votre propos, va falloir y faire quelque chose, je crois." En sortant de chez En, Shin se dĂ©cide Ă  passer par chez Noi. AprĂšs tout, ils ont une mission et ils sont partenaires, donc bon, va bien falloir qu'ils arrivent Ă  quelque chose. Trouvant porte close, il n'a aucune idĂ©e de quoi faire trouver Hara tout seul ? Retourner chez lui et attendre que Noi vienne le chercher ? Ce dont il est bien certain c'est que ça le fait royalement chier d'ĂȘtre en froid avec Noi pour des conneries. Alors que son rĂ©veil affiche onze heures passĂ©es quand Shin Ă©merge, il se sent encore patraque. Il n'a pas fermĂ© l'oeil avant vers cinq heures du matin et remercie En de pas ĂȘtre rentrĂ© avec plus de boulot. Au final, la mission de la veille s'est faite sans lui. Et c'est mĂȘme pas Noi qui est venue lui dire. Putain, ĂȘtre le partenaire de Noi faisait que les choses Ă©taient pas compliquĂ©es. Si c'est pour qu'il sache mĂȘme pas qui s'occupe de quoi dans le boulot, ça va devenir encore plus chiant que d'avoir plus ou moins perdu sa meilleure amie. Et ça le fait encore plus chier de penser Ă  ça en se rĂ©veillant, parce que c'est prĂ©cisĂ©ment parce qu'il pensait Ă  ça toute la nuit qu'il a pas rĂ©ussi Ă  dormir. Il en a marre de ressasser les mĂȘmes idĂ©es. Il enfile des fringues et se dĂ©cide Ă  sortir. Quand l'Ă©glise du coin sonne midi, Shin rĂ©alise oĂč il est. Sur la place des mandragores, un dimanche, Ă  midi. Et sur un banc, Ă  quelques pas de lĂ  oĂč ils se sont retrouvĂ©s la semaine passĂ©e, il voit Noi, avachie, le regard perdu vers le ciel. Il fait demi-tour et fouille sa poche Ă  la recherche de monnaie pour s'acheter Ă  boire, mais sent un bout de papier froissĂ© au milieu des piĂšces. En le ressortant, il rĂ©alise de quoi il s'agit son horoscope de la fĂȘte des masques. "Vous ĂȘtes Ă  deux doigts du bonheur ! Amour L'amour de votre vie est Ă  cĂŽtĂ© de vous. Ouvrez les yeux. Travail Des difficultĂ©s si vous travaillez seul. SantĂ© Vous risquez de mourir cette annĂ©e, faites attention. Loisirs Sortez plus de chez vous." Il se retourne Ă  nouveau. Noi est toujours sur le banc. Peut-ĂȘtre qu'il faut juste qu'il sache ce qu'il se serait passĂ©, ce jour-lĂ . Il enlĂšve son masque et se dirige vers elle. "Salut. T'es bien la fille de la fĂȘte des masques ?", commence-t-il et Noi se redresse en l'entendant. "DĂ©solĂ©, j'suis en retard. J'ai eu du mal Ă  me lever ce matin. - ... hein ? On avait rendez-vous ? - Midi, place des mandragores, non ? Ou alors j'ai rendez-vous avec une autre fille de deux mĂštres dix et j'me plante, mais j'en vois pas d'autre sur la place..." Noi cligne des yeux plusieurs fois et semble enfin rĂ©aliser Ă  quoi il joue. "J'espĂšre que t'es pas un fĂ©tichiste des filles de plus de deux mĂštres, hein.", finit-elle par dire en se relevant. Elle ĂŽte son masque, lui fait un sourire et il sent son coeur rĂąter un battement. C'est le sourire de Noi. Il le connait par coeur. Il l'a vu des milliers de fois, pour ne pas dire tous les jours ces dix derniĂšres annĂ©es. Alors comment il peut lui faire autant d'effet ? "Pourquoi, tu comptes rĂ©trĂ©cir, prochainement ?" Elle se met Ă  rire et Shin se dit que sa rĂ©flexion sur le sourire de Noi est aussi valable pour son rire. "... ça me rendrait triste si c'Ă©tait juste ma taille qui t'intĂ©ressait. - Je comprends. J'espĂšre que t'es pas une fĂ©tichiste des garçons d'1m96, d'ailleurs. - PtĂȘt juste des garçons qui portent des lunettes, qui sait...?" Elle lui fait un sourire, il lui sourit en retour et... ça peut peut-ĂȘtre marcher. De toute façon, c'est ça ou tirer un trait sur leur partenariat, parce qu'il pourra plus jamais la voir comme avant. "Au fait, moi c'est Shin. - Noi. T'avais prĂ©vu de faire quelque chose en particulier ? Parce que je crĂšve la dalle." Y a pas Ă  dire la bouffe, c'est quelque chose sur lequel ils se rejoindront toujours. Quand ils s'assoient Ă  leur table habituelle au Yamato, le patron leur reproche leur derniĂšre dĂ©sertion mais leur amĂšne toute de mĂȘme leur apĂ©ritif prĂ©fĂ©rĂ©. Ils en viennent Ă  manger dans une bonne humeur qui ne lui semble mĂȘme pas totalement feinte. "Tu veux faire quoi cet aprĂšm ?", demande Noi la bouche Ă  moitiĂ© pleine. "Y a un tournoi de bras de fer tous les dimanches aprĂšs-midis dans la salle des associations du Diable Bleu. Ca te dit ? - Faut voir le rĂšglement. La fumĂ©e de guĂ©rison, ça m'exclut d'Ă  peu prĂšs tous les tournois possibles... - Au pire, tu m'encourageras. - ... c'est pas que j't'aime pas, mais aller Ă  un tournoi de bras de fer pour regarder, je pense qu'y a pas pire idĂ©e pour passer mon aprĂšs-midi." "Alors ? - Interdit d'avoir un bras amĂ©liorĂ© par quelque processus que ce soit, interdit d'Ă©mettre de la fumĂ©e pendant le combat. J'dirais que c'est bon. - Yes !", s'exclame Noi. "Bon, on s'inscrit ? - Ca marche. On parie sur celui qui finit le plus haut dans le classement ? - Je veux, mon neveu. Celui qui gagne dĂ©cide de ce qu'on fait aprĂšs. - Ca me va. " AprĂšs le tirage au sort du tableau, Shin s'installe pour son premier combat, remonte la manche de sa chemise et pose son coude sur la table. "C'est vraiment un bras normal, ça ?", demande un organisateur. "J'me l'suis coupĂ© pour trouver les canaux Ă  fumĂ©e quand j'Ă©tais ado, mais promis, tous les bouts sont Ă  moi et y a rien de louche dedans." Noi se met Ă  rire. Vu le nombre de places, seule la premiĂšre moitiĂ© du tableau peut s'affronter en mĂȘme temps, ce qui fait que son match Ă  elle se dĂ©roulera par la suite. "J'suis sĂ»re que ça va impressionner tes adversaires, les cicatrices. - J'ai pas besoin de les impressionner pour l'emporter." Et effectivement, comme il pouvait s'y attendre, les adversaires qui lui sont opposĂ©s ne lui causent pas trop de souci, et il en est de mĂȘme pour Noi. Ils se retrouvent tous les deux parmi les quatre derniers et une petite pause est accordĂ©e avant les demi-finales. Sauf que le type qu'il affronte en demi-finale se rĂ©vĂšle pas nul du tout. Voir mĂȘme plutĂŽt balaise et la fatigue des affrontements prĂ©cĂ©dents se fait sentir. "Allez, Shin, putain, te laisse pas faire !", l'encourage Noi qui est venue regarder son match aprĂšs avoir apparemment terminĂ© le sien en moins de trois secondes. "J't'y verrais bien...", articule-t-il difficilement. "Tu me retrouves en finale, si tu le bats. Tu vas quand mĂȘme pas me laisser affronter quelqu'un d'autre en finale ?" Shin prend une inspiration, contracte au plus fort les muscles de son bras et sent qu'il peut reprendre le dessus. Le mec d'en face est fatiguĂ©. Lui est increvable. Faut juste qu'il montre qu'il se laissera pas mettre Ă  terre. Doucement et sĂ»rement, sa main remonte, mĂȘme si tout son bras tremble. Le mec d'en face serre les dents, mais Shin voit Ă  son regard qu'il a gagnĂ© son adversaire a plus d'Ă©nergie. Il appuie un coup sec et l'arriĂšre de la main du type passe de la verticale Ă  l'horizontale. "Ouais ! D'un coup ! Classe !" Quand il relĂšve son coude de la table, il sent des fourmis dans tout son bras. AprĂšs la demie-finale, ses muscles sont super endoloris alors qu'en face, Noi prend place le sourire aux lĂšvres, sans aucune sĂ©quelle de ses matchs prĂ©cĂ©dents c'est vrai que c'est quand mĂȘme un peu de la triche, la fumĂ©e de guĂ©rison. Leurs mains se retrouvent, et Shin sait dĂ©jĂ  qu'il a perdu. Mais il va quand mĂȘme faire de son mieux. Au top dĂ©part, Noi appuie comme une malade, mais il n'est pas en reste et leurs mains restent Ă  peu prĂšs centrĂ©es. Les veines de ses bras et de ses mains sont saillantes et il est dĂ©jĂ  en sueur. "Pas mal, mais va en falloir plus pour me battre.", dit-il pour la narguer. Pour toute rĂ©ponse, elle lui sourit, inspire un bon coup, et claque sa main sur la table d'un coup. Battu, Ă  plate-couture. "DĂ©solĂ©e, j'ai copiĂ© la fin de ton match prĂ©cĂ©dent. - ... bravo, en tout cas.", dit-il dans un soupir. " 'tain, je sens plus mon bras, maintenant... - J'vais t'arranger ça.", dit-elle en soufflant sur son bras et la douleur s'envole. "C'Ă©tait quoi, cette fumĂ©e ?", demande un des organisateurs du tournoi. - J'lui ai juste soignĂ© son bras. - T'as une fumĂ©e de guĂ©rison ? Mais c'est de la triche ! - Ben pourquoi ? C'est pas dit dans le rĂšglement... - Tu peux pas utiliser ta fumĂ©e au cours des matchs. Si tes muscles se soignent au fur-et-Ă -mesure du tournoi, t'es avantagĂ©e. - Y a Ă©crit "Ă©mettre" de la fumĂ©e. J'en ai pas Ă©mis. J'y peux rien si elle circule dans mon corps, tout de mĂȘme. - DĂ©solĂ©, mais t'es disqualifiĂ©e. Ce serait pas juste pour les autres concurrents. - Oh, c'est dĂ©gueulasse. - Ca va, c'est un tournoi amical avec rien Ă  gagner, c'est pas la mort d'ĂȘtre disqualifiĂ©e une fois que c'est fini..." Noi fait la moue et se retourne Ă  nouveau vers Shin. "Bon, ben je suppose que t'as gagnĂ© le pari, vu qu'au final, t'es premier et moi disqualifiĂ©e... - Nan, c'est bon, pour moi t'as gagnĂ©. - Si tu veux on se refait la finale maintenant que ton bras va mieux ? - T'as gagnĂ© le pari, c'est toi qui dĂ©cides ce qu'on fait maintenant. Alors si c'est ce que t'as envie de faire... - Y a autre chose que j'voulais faire, si j'gagnais, en fait, donc tant pis. Une autre fois, peut-ĂȘtre ? - C'est toi qui vois..." "C'est...", commence Shin en voyant le bĂątiment devant lequel Noi s'est arrĂȘtĂ©. "Ouaip.", dit-elle, tout sourire, les joues tout de mĂȘme lĂ©gĂšrement rouges. "CarrĂ©ment, au premier rendez-vous ? - On peut dire que c'est le troisiĂšme, non ? La fĂȘte des masques, la nuit des morts-vivants, ça compte un peu... - ... t'es juste pas croyable, comme fille. - C'est bien pour ça que j'te plais, non ?" Peut-ĂȘtre, oui, mais la question n'est pas lĂ . Il s'attendait pas Ă  ce qu'elle le ramĂšne dans un love hotel comme ça, direct. "Noi, temps mort.", dit-il, et il sait qu'il va plomber l'ambiance. "Si... enfin, si on en arrive lĂ , j'prĂ©fĂšrerais que ce soit pas alors qu'on joue la comĂ©die." Noi lĂšve les yeux au ciel. "Y a que toi pour croire qu'on joue la comĂ©die. Ouais, on a fait semblant dix minutes de rattraper le rendez-vous de la semaine passĂ©e. Et aprĂšs, on Ă©tait juste nous. Comme d'hab. - Noi... - Tu crois quoi, Shin ? Que si on sortait ensemble, et je parle de nous comme des deux meilleurs amis qui se connaissent depuis dix ans, ça se passerait diffĂ©remment ? Qu'on irait pas se goinffrer et faire des tournois de bras de fer ? - Ben... - T'imagines quoi ? Des repas aux chandelles ? Des balades en barque ? On parle de nous, lĂ . Ce serait comme d'hab. Comme ça a toujours Ă©tĂ©. Comme aujourd'hui. Qu'on se connaisse dĂ©jĂ  par coeur ou pas n'y change rien c'est comme ça qu'on est. La seule diffĂ©rence, c'est qu'on admettrait enfin qu'on est faits l'un pour l'autre. - Putain, Noi, j'ai juste besoin d'y voir un peu plus clair, c'est tout..." Elle enlĂšve son masque et attrape sa main. "... si tu veux pas qu'on aille trop vite, ça j'peux comprendre. Moi aussi je trouve ça complĂštement dingue... mais j'en ai envie. J'suis sĂ»re que j'en ai envie. Et je sais bien que si t'es venu me parler ce midi, c'est que... toi aussi, t'en avais envie. - J'suis venu parce que..." Il sort son horoscope de sa poche, le tend Ă  Noi. "... j'me suis dit que c'Ă©tait sĂ»rement vrai et que j'Ă©tais con de pas l'admettre." Elle parcourt le papier et pouffe de rire. "C'est clair qu'il a Ă©tĂ© Ă©crit pour toi, celui-lĂ .", dit-elle en lui lançant un sourire. "C'est vrai que le coup du "vous risquez de mourir cette annĂ©e", tu l'as chaque annĂ©e ? - Ouaip. En fait, je pense que j'ai exactement le mĂȘme horoscope chaque annĂ©e, Ă  part le titre. - Ca m'Ă©tonne pas.", commente Noi. "Shin, enlĂšve ton masque, s'il te plaĂźt. - ... pourquoi ? - J'veux t'embrasser. - C'est... c'est pas...", bredouille Shin, Ă  la recherche d'un argument pour pas se laisser entraĂźner par Noi. "Allez, arrĂȘte de rechigner. On a essayĂ© de faire une semaine comme si de rien n'Ă©tait. Ca marche pas. On peut bien essayer l'autre possibilitĂ©." Shin retire son masque, sait que ses joues sont rouges et prĂ©fĂšre fixer ses baskets. La main droite de Noi se pose sur sa joue. Pourquoi est-il incapable de se dĂ©cider ? Pourquoi est-il terrorisĂ© et complĂštement excitĂ© Ă  l'idĂ©e d'embrasser Noi ? Ca n'a aucun sens. Au moment oĂč les lĂšvres de Noi vont toucher les siennes, et alors qu'il sait qu'il n'attend que ça, il dĂ©tourne le visage. C'est pas vraiment lui, qu'elle veut embrasser. C'est un type qui lui ressemble, mais qui la traite pas du tout pareil. Un type qui prend le temps d'Ă©couter ce qu'elle raconte, qui lui offre des bijoux, qui complimente ses coups de poing... pas lui, quoi. "J'suis dĂ©solĂ©, Noi, je sais pas ĂȘtre le Shin de la semaine passĂ©e. Je vois pas comment l'ĂȘtre.", explique-t-il tout en s'Ă©cartant de Noi et elle rĂ©cupĂšre sa main, l'air déçu. " ... si cette annĂ©e on avait fait la nuit des morts-vivants en tant que... enfin, en tant que nous, vous m'auriez jamais offert le collier, hein ? - ...... probablement pas. - Vous connaissant, vous m'auriez mĂȘme pas payĂ© la bouffe. - ArrĂȘte, j'suis pas pingre comme ça. - Nan, c'est vrai. Mais vous m'auriez bien fait comprendre que j'aurais Ă  payer la bouffe une autre fois pour compenser. - ... sĂ»rement, ouais.", avoue-t-il. "Sempai, j'vous aime bien comme ça aussi, hein. MĂȘme si vous flirtez pas et que vous me faites pas de cadeau, c'est pas ça qui compte. - C'est ptĂȘt l'impression que ça te donne, mais... mais ça peut pas marcher. - J'suis pas d'accord. Pourquoi sortir avec une inconnue exactement comme moi ça vous pose pas de problĂšme mais sortir avec moi, si ? - ... ben... - Y a pas de diffĂ©rence, pourtant. J'suis toujours pareille. - Je sais bien, ça. C'est moi qui suis pas pareil. - SincĂšrement, j'vous trouve pas trĂšs diffĂ©rent." Shin s'Ă©carte un peu plus. "Pourtant la semaine derniĂšre j'serais rentrĂ© avec toi. Ca montre bien que j'suis pas le mĂȘme. - ...... c't'une excuse bidon... C'est juste que vous auriez rien eu Ă  perdre la semaine derniĂšre. - SĂ»rement, ouais, mais c'est comme ça. - ... vous admettez que je me prends un rateau juste parce que vous avez la trouille ? - Mais j'admets c'que tu veux ! Oui, c'est ma faute, oui, ça me fait chier, et oui, j'suis un fumier, mais tant pis, j'le sens pas, qu'est-ce que tu veux ? - Vous savez bien ce que je veux. - C'Ă©tait une question rhĂ©torique.", ajoute Shin, agacĂ©. "Comme si on avait besoin de ça en plus ! - Bon, ben si c'est pour me faire engueuler, je rentre chez moi. - C'est ça, rentrez chez vous !", surenchĂ©rit Noi en gueulant plus fort. "Surtout faites pas style vous avez un pari Ă  honorer, hein. - Pari ou pas, je t'ai dit "j'le sens pas" alors j'me taille ! Si je gagne un pari et j'te demande de sauter par la fenĂȘtre, tu le fais ?!? - ... ben, oui. - Ouais, bon, mauvais exemple. J'te dis "Bouffe pas pendant 2 mois", tu le fais ? - Mais qu'est-ce que ça vous apporterait que je bouffe pas pendant 2 mois ? - ... laisse tomber, j'me tire.", dit-il en tournant les talons. "Shin." La voix de Noi le force Ă  se retourner Ă  nouveau. Non seulement il n'est pas habituĂ© Ă  entendre son nom dans la bouche de Noi, mais cette intonation est tout sauf naturelle chez sa partenaire. AprĂšs tout, c'est pas son but de la blesser. Il a tout fait foirer en revenant vers elle aujourd'hui, en lui faisant croire que ça se passerait bien. Ca sert strictement Ă  rien de se quitter plus fĂąchĂ©s qu'ils ne l'Ă©taient dĂ©jĂ . "Ecoute, Noi, on est Ă©nervĂ©s tous les deux, déçus tous les deux, et on fait que se gueuler dessus. J'en prends l'entiĂšre responsabilitĂ©, mais lĂ  j'en ai ma claque, le sujet est clos. Si t'es prĂȘte Ă  laisser tomber, on peut rentrer ensemble si tu veux. - Et faire comme la semaine passĂ©e Ă  ĂȘtre mal Ă  l'aise cĂŽte Ă  cĂŽte ? Non merci. - Je ferai des efforts.", propose Shin, sur un ton vaguement interogatif. "Vous en faisiez pas la semaine derniĂšre ? - J'en ferai plus. - ... bon. OK. Z'avez encore une dette de pari Ă  honorer, par contre. - C'est dĂ»ment notĂ©. Tu me demanderas ce que tu veux, quand tu veux, et je m'exĂ©cuterai en fermant ma gueule. - Promis ? - Ouais, enfin, me demande pas de passer par la fenĂȘtre, hein." Noi se met Ă  rire et Shin sent son coeur s'allĂ©ger. "On s'rentre ?", demande-t-il en remettant son masque. "J'vous suis.", rĂ©pond Noi en lui rendant l'horoscope qu'elle avait gardĂ© en main jusque-lĂ . Il le fourre en poche et se remĂ©morant le texte, se dit qu'ĂȘtre Ă  deux doigts du bonheur, c'est dĂ©jĂ  bien suffisant. Qu'en fait, il se satisfait pleinement d'avoir l'amour de sa vie Ă  cĂŽtĂ© de lui. Ca lui va trĂšs bien comme ça. Chapter Text "Vous ĂȘtes toujours fĂąchĂ©s, avec Shin ?", demande En et Noi se doute que ça doit faire bizarre de la voir arriver sans son partenaire. "On est pas fĂąchĂ©s, on a juste eu un point de dĂ©saccord.", rĂ©pond-elle en s'asseyant sur le canapĂ© Ă  cĂŽtĂ© de ChĂŽta qui ne dĂ©colle plus En depuis son retour Ă  la rĂ©sidence. "... qui est ? - Ben j'veux sortir avec lui, et lui est pas trop certain de vouloir. - ... je croyais que ça faisait dix ans que vous en Ă©tiez lĂ ... - Euh, non. Ca fait mĂȘme pas quinze jours que j'suis amoureuse de lui." Les yeux d'En se plissent. "Des fois je m'inquiĂšte de ta santĂ© mentale, tu sais.", finit-il par dire. "... ça fait longtemps que je me prĂ©occupe plus de la tienne, mais merci quand mĂȘme." Noi pousse un long soupir. Pour en arriver Ă  parler Ă  En de ses soucis, c'est qu'elle a vraiment touchĂ© le fond. "Tu ferais mieux de laisser tomber, non ? - Ben non, j'suis sĂ»re que j'ai raison. - Oui, enfin, s'il a pas envie, tu vas pas le forcer, non plus. - Mais il en a envie, il fait juste son chiant. Et lĂ  il m'a baratinĂ©e et je me retrouve au point mort. - T'es vraiment sĂ»re qu'il en a envie ?", demande ChĂŽta, qui semble avoir une idĂ©e derriĂšre la tĂȘte. "Quasiment. - Alors fais semblant de laisser tomber. - Comment ça ? - Tu vas le voir, tu lui dis "sempai, vous aviez raison, c'est une trÚÚÚÚs mauvaise idĂ©e"... - ... il a jamais dit que c'Ă©tait une trĂšs mauvaise idĂ©e. - Oui, mais c'est de la psychologie inversĂ©e, tu lui fais croire que toi t'en as plus envie du tout, il va se sentir con et revenir vers toi. - Ou tout garder pour lui et rougir quand je le regarde. C'est Shin, hein. - Hey, ton horoscope, il disait pas que ça devait s'arranger avec un combat ?", demande Ebisu qui suivait la conversation depuis le sol oĂč elle joue avec Kikurage. "... 'tain, c'est vrai que toi t'Ă©tais au jus tout du long ! Et dire que j'te parlais de mon crush et que tu savais tout !", s'Ă©nerve Noi. "Mais, oui, ça disait un truc comme ça... - C'est quoi cette histoire d'horoscope ?", demande ChĂŽta. "A la fĂȘte des masques, mon horoscope me prĂ©disait une dĂ©ception amoureuse qui s'arrangerait avec un combat. - Oh. Ben ça risque d'aller mieux lors d'un de vos prochains boulots, alors. - ... ou alors ça veut dire qu'il faut que tu lui tapes dessus pour qu'il comprenne.", propose Ebisu. " ...... j'vais finir par en arriver lĂ .", soupire Noi. C'est Ă  la fin d'une mission, alors qu'ils ont mis Ă  terre une flopĂ©e de connards, que Noi a le dĂ©clic. Il est lĂ , en train de raccrocher son marteau au mousqueton Ă  sa ceinture, avec juste ce qu'il faut d'adrĂ©naline dans les veines pour se prendre au jeu. Noi prend une longue inspiration et lui met une droite dans la figure qui le fait ricocher sur le mur d'Ă  cĂŽtĂ©. "Eh, oh, ça va plus ?!", s'exclame Shin en se tenant la joue. "Pourquoi t'as fait ça ? - J'me suis souvenu combien c'Ă©tait cool de vous affronter, alors comme lĂ  on est bien chauds, je me suis dit qu'on pourrait se faire un petit round. - Et tu pouvais pas le dire avant d'me taper dessus ?! - J'me suis dit que vous seriez plus partant si j'vous Ă©nervais avant. - 'tain, mais qui m'a donnĂ© une barjo pareille ? Tu me tapes dessus et aprĂšs tu crois que j'vais t'Ă©couter ? - ... ça m'disait bien... He, en fait, vous savez, vous m'deviez une faveur, pour le dernier pari qu'on a fait. Ben voilĂ , ma rĂ©compense, c'est une baston ! - Sans dĂ©c ? Maintenant ? Elle monte ses poings, et le vise Ă  nouveau, un peu plus lentement histoire qu'il puisse Ă©viter. "T'es vraiment pas possible...", ajoute-t-il en re-dĂ©crochant son marteau. "Ben alors ? Z'ĂȘtes en petite forme...", taquine-t-elle. Et il suffisait de ça pour le dĂ©cider dans l'instant, il revient au corps Ă  corps et lui met son poing gauche dans le foie. Le marteau suit, Noi bloque et tente de faucher les pieds de Shin mais celui-ci s'est dĂ©jĂ  retranchĂ© en arriĂšre la garde levĂ©e. "Tu vas voir ce qu'elle va te mettre, ma "petite forme". - J'attends que ça !" Face Ă  un adversaire coriace, Shin est en gĂ©nĂ©ral plus stratĂšge que bourrin mais aujourd'hui est trĂšs clairement une exception. Ses coups sont rapides, puissants, pas fonciĂšrement maĂźtrisĂ©s, et sa garde nĂ©gligĂ©e. Et pourtant, Noi n'arrive pas Ă  prendre le dessus. Elle sait qu'il lui suffit d'un coup ou deux trĂšs bien placĂ©s pour s'en tirer Ă  bon compte, mais elle n'arrive pas Ă  le choper, n'arrive pas Ă  l'atteindre Ă  un endroit intĂ©ressant, n'arrive pas Ă  tenir le rythme qu'il impose. Un coup de marteau Ă  l'arriĂšre du genou la fait tomber sur ses fesses et Noi reste Ă  terre, surprise, alors que Shin s'Ă©carte, essuyant le sang qui coule Ă  la limite de son masque -probablement dĂ» Ă  un coup Ă  la machoire qu'il a mal esquivĂ©. "Je retire ce que j'ai dit, ça va pas si mal que ça. - T'admets ta dĂ©faite ? - Ma dĂ©faite ? A part salir mon fut', vous ĂȘtes pas arrivĂ© Ă  grand chose.", dit-elle en se relevant. Ce coup-ci, elle prend une bonne inspiration et en un pas se trouve quasiment dans sa garde, chope le col de sa veste et Shin a Ă  peine le temps d'attraper ses poignets qu'elle le fait passer par-dessus son Ă©paule, tĂȘte la premiĂšre. Le sol qui Ă©tait dĂ©jĂ  Ă  moitiĂ© dĂ©foncĂ© s'Ă©croule un peu plus sous la force de l'impact et Noi se prend les pieds, tombant Ă  la renverse Ă  cĂŽtĂ© du corps de Shin devenu inerte. Ses mains qui avaient enserrĂ© ses poignets n'offrent plus aucune rĂ©sistance et sa tĂȘte retombe en arriĂšre quand elle le soulĂšve Ă  nouveau par son col. "... Shin ?" Elle lui enlĂšve son masque et voit qu'il est effectivement Ă©vanoui, la moitiĂ© de son visage rouge de sang. Elle pensait pas y ĂȘtre allĂ©e si fort. Elle se dĂ©cale, enlĂšve son masque et alors qu'elle allait souffler sa fumĂ©e sur lui, le marteau de Shin trouve sa joue, arrachant un bout de mĂąchoire et une bonne partie du visage de Noi. Elle s'Ă©croule de touteson long alors qu'il se redresse. "Tu l'as bien cherchĂ©, celui-lĂ .", dit-il alors que la fumĂ©e de Noi sort par sa joue ouverte. "Allez, debout, on en a pas fini !" Elle se relĂšve mais son visage n'est pas encore tout Ă  fait guĂ©ri. Elle sent la peau se reformer progressivement mais la fumĂ©e gĂȘne encore sa vue. "Alors, ce coup-ci, on rĂšgle vraiment la question de qui est le plus fort de nous deux, hmm ?", demande-t-elle, ne pensant pas que Shin pouvait en arriver lĂ  pour vouloir gagner. "La question se pose mĂȘme pas !", dit-il avant de lui balancer un jet de fumĂ©e qu'elle Ă©vite tout juste pour mieux se prendre un coup de marteau, en plein dans l'oeil gauche. Elle rĂ©plique de suite, d'une manchette dans le creu du coude droit de Shin et elle sent l'articulation lĂącher sous le coup. Les doigts de Shin s'ouvrent, le marteau tombe Ă  terre et Shin jure en s'Ă©cartant. TrĂšs clairement, le nerf est affectĂ©, Shin n'arrive Ă  lever que lentement la main droite devant son visage, et ses doigts se replient difficilement en tremblotant. Contre n'importe quel adversaire, elle considĂšrerait dĂ©jĂ  l'avoir emportĂ©. Sa fumĂ©e finit son oeuvre sur son visage et elle se sent au top alors qu'en face, Shin a perdu et son arme, et son bras droit, sans parler de la marre de sang qui barre son oeil gauche et qui doit troubler sa vue. Mais c'est Shin, et Shin reste debout jusqu'au bout, revient quand son coeur a arrĂȘtĂ© de battre et se bat avec la moitiĂ© de ses organes Ă  l'extĂ©rieur s'il le faut. Et ce coup-ci, elle ne se fera pas avoir. C'est lui qui revient vers elle, se contentant de garder de la main droite, plaçant des coups rapides de la main gauche prĂ©cis, douloureux, et surtout ultra-chiants Ă  contrer. Entre deux jabs, elle arrive Ă  placer un coup de coude dans son ventre qui le pousse jusqu'au mur derriĂšre lui. Il lui met un Ă©niĂšme pain dans la figure, mais ce coup-ci un de ses doigts se prend dans une de ses boucles d'oreille et elle sent son lobe s'arracher au passage. EnervĂ©e au possible, elle arrive Ă  attraper les poignets de Shin, qu'elle plaque au-dessus de sa tĂȘte contre le mur. "Putain, elles coĂ»taient un bras, ces boucles d'oreilles !", crie-t-elle alors qu'elle sent le sang s'arrĂȘter de couler dans son cou. "C'est dommage, elles t'allaient bien...", ricane Shin avant d'essayer de se libĂ©rer en plaçant un coup de genou, mais il a pas l'espace nĂ©cessaire pour que ça fasse plus que chatouiller Noi. "Ouais, et pour la peine, c'est fini. Je lĂącherai plus tes poignets, j'suis trop prĂšs pour que tu puisses me donner un coup assez puissant pour me dĂ©loger avec les jambes... et t'as trĂšs clairement dĂ©jĂ  le crĂąne fracturĂ© donc j'te dĂ©conseille le coup de boule parce que ça te fera autrement plus mal qu'Ă  moi." Shin fait la moue, pousse sur ses bras pour essayer de se libĂ©rer et Noi se contente d'appuyer plus fort pour qu'il comprenne qu'il a perdu. "Et voilĂ  la conclusion de nous deux, c'est moi la plus fo...", conclut-elle, mais au moment oĂč elle finit sa phrase les lĂšvres de Shin se pose sur les siennes et Noi n'est pas tout Ă  fait sĂ»re de comprendre ce qui se passe. Bien que la coupure qui barre la lĂšvre infĂ©rieure de Shin soit refermĂ©e, ses lĂšvres ont le goĂ»t du sang. "Shin...", murmure-t-elle en s'Ă©cartant lĂ©gĂšrement. C'est pas qu'elle a pas envie de l'embrasser, mais il est quand mĂȘme salement amochĂ©. "... attends." Profitant que l'emprise de Noi sur ses poignets se soit relĂąchĂ©e, Shin libĂšre ses bras et attrape Ă  son tour les mains de Noi et retourne leur position pour la plaquer contre le mur. "Faudrait savoir ce que tu veux.", dit-il, les sourcils froncĂ©s, se rapprochant d'elle jusqu'Ă  ce que leurs torses se touchent. MalgrĂ© l'air sĂ©vĂšre qu'il a, sa prise sur ses mains est lache et les doigts de sa main droite tremblent de plus en plus affreusement. Elle libĂšre sans difficultĂ© son poignet gauche, attrape sa nuque pour ne pas qu'il s'Ă©carte et souffle sa fumĂ©e dans sa bouche. "Je sais trĂšs bien ce que je veux...", dit-elle en lui caressant la joue une fois son oeuvre finie. "Mais j'prĂ©fĂšre quand t'es en bon Ă©tat." Il rougit, regarde ailleurs, et Noi se demande si l'interruption lui a pas laissĂ© le temps de changer d'avis. Elle aurait dĂ» sauter sur l'occasion tant qu'il Ă©tait d'humeur, mĂȘme s'il risquait une mĂ©chante commotion cĂ©rĂ©brale. "... Noi...", soupire-t-il en faisant un pas en arriĂšre et en lĂąchant la main de Noi qu'il tenait encore. Elle va pas le laisser se dĂ©filer comme ça. Elle attrape ses poignets Ă  nouveau, lui sourit et les fait changer de place encore une fois... peut-ĂȘtre un peu trop violemment parce que l'arriĂšre de la tĂȘte de Shin vient frapper le mur et son souffle est coupĂ© court. Par contre, il ne rougit plus. Elle ressert son emprise sur ses poignets, se colle Ă  lui, pose son front sur le sien. Cette fois-ci, quand les lĂšvres de Shin retrouvent les siennes, elles n'ont plus le goĂ»t du sang. "En fait, tu prĂ©fĂ©rais la fille avec qui tu te battais Ă  mort, pas celle avec laquelle tu flirtais...", commente Noi tout en se redressant dans le lit. "... c'est...", commence Shin, rougissant. "... non, c'est pas... - En mĂȘme temps, t'as toujours le coeur qui bat plus fort quand tu te fais taper dessus. A croire que t'aimes ça. - ...... c'est bon, ça va. C'est un hasard si j'me suis dĂ©cidĂ© Ă  ce moment.", ajoute-t-il, et son ton se durcit. "Bah... tu serais pas le premier que ça excite d'avoir mal. - Ferme-la ou j't'Ă©tripe. - Mais quoi ? Y a pas Ă  avoir honte...", explique Noi en toute honnĂȘtetĂ©. AprĂšs tout, vu la force qu'elle a, c'est peut-ĂȘtre mieux d'avoir un partenaire maso plutĂŽt que l'inverse. Shin se redresse aussi, se frotte le front. " ... Je savais que c'Ă©tait une mauvaise idĂ©e.", finit-il par dire au bout de quelques secondes. "Quoi ça ? La fumĂ©e d'amnĂ©sie ? - Ca aussi, oui, mais je parlais de sortir avec toi. - ... parce qu'on sort ensemble maintenant ? - ...... t'es vraiment un cas irrĂ©cupĂ©rable ou tu le fais exprĂšs ? - Ben avec toi j'prĂ©fĂšre pas trop espĂ©rer, hein. - ... hein ? - J'veux dire... j'suis trĂšs contente d'en ĂȘtre arrivĂ© Ă  te ramener dans mon lit, mais te connaissant, je sais bien que ça veut pas dire que ça ira plus loin. - Plus loin ? Y a un "plus loin" que ce qu'on vient de faire ? - Ben, hmm, tu vois, quoi. - ... nan. Nan, dĂ©solĂ©, mais tu m'as complĂštement perdu, lĂ . - Ce que je veux dire, c'est que les parties de jambes en l'air, c'est cool -d'ailleurs on remet ça quand tu veux-, mais moi je veux bien plus... du genre baiser sur le front, dĂ©claration d'amour et... et je me doute trĂšs fort que c'est juste pas ton truc." Shin fait une moue terrible avant de rĂ©pondre. "C'est pas mon truc. Mais faire ce qu'on vient de faire sans rien derriĂšre... c'est pas mon truc non plus.", ajoute-t-il, les joues rosies. "Shin... - ... hm ? - Tu... tu regrettes pas, hein ? - Nan. Nan, "regretter", c'est pas le bon terme. A la limite, je m'inquiĂšte, mais je regrette pas. - Tu t'inquiĂštes ? - Hm, si ça tourne pas rond comme ça, ce genre de truc. - ... j'comprends." Shin semble perdu dans ses pensĂ©es quelques instants avant de la regarder Ă  nouveau. "Noi, tu... enfin, tu sais que je tiens Ă  toi, hein ? - ... bien sĂ»r que j'le sais. - ...... bon. Parce que c'est... c'est vrai, je tiens Ă  toi, hein.", dit-il, peu assurĂ©, mais en mĂȘme temps il attrape sa main dans la sienne et Noi se sent fondre Ă  ce geste. Elle pose sa tĂȘte sur son Ă©paule, ferme les yeux. Sa peau est chaude contre la sienne. "... Noi ? - Hm ? - ... il est super tard, En va finir par se demander si on s'est pas fait buter pendant la mission. - Qu'il se fasse des idĂ©es, j'suis bien, lĂ . - Tu veux que j'y aille seul ? - ImbĂ©cile. - J'voulais t'Ă©viter de t'lever, c'Ă©tait sympa, non ? - J'm'en fous de me lever, j'ai juste envie de te garder prĂšs de moi. T'as la peau super chaude, c'est agrĂ©able. - ... dis pas des trucs comme ça.", rĂ©pond Shin en regardant dĂ©libĂ©rĂ©ment ailleurs. "Pourquoi ? - Parce que ça me met mal Ă  l'aise. - Pourquoi ? - Parce que dĂ©jĂ  j'imaginais pas ĂȘtre un jour Ă  poil dans ton lit, donc si en plus t'en rajoutes un paquet genre collante et amoureuse, j'vais me sentir encore plus mal." Noi s'Ă©carte en rigolant doucement. "Bon, ben si on a atteint ta limite, t'as raison, autant se rhabiller et aller voir En. Puis j'ai la dalle. - Noi, je... enfin... j'suis pas fonciĂšrement Ă  l'aise, lĂ , maintenant, mais... mais ça viendra. Enfin, si on continue sur cette voie-lĂ . - Ca veut dire que j'peux espĂ©rer un baiser sur le front et une dĂ©claration d'amour dans un avenir lointain ? - J'viens de te dire que je tiens Ă  toi ! - Et ça m'a rendue toute chose, recommence quand tu veux." Shin attrape sa chemise au pied du lit, un sourire renfrognĂ© aux lĂšvres. "OK, je note bien quand je veux. - Te retiens pas trop longtemps. - Je vais prendre un malin plaisir Ă  te faire mijoter, tu l'as bien cherchĂ©. - Pff. Embrasse-moi au moins avant de te lever. - Peut-ĂȘtre si tu demandes gentiment." Noi attrape sa taille, tire vers elle et parvient Ă  le dĂ©stabiliser assez pour qu'il se retrouve nez Ă  nez avec elle. "La violence ça peut pas marcher Ă  chaque fois...", explique Shin le sourire aux lĂšvres avant de poser un baiser sur sa joue et de se lever du lit. "Moi j'ai l'impression que ça marche plutĂŽt bien" Chapter Text Ce soir, comme tant d'autres soirs, ils rentrent d'une mission et dĂ©cident de bouffer ensemble. A peine entrĂ© chez elle, Shin prend la meilleure place qu'il a dĂ©jĂ  eu le culot d'appeler "sa" place comme si c'Ă©tait lui qui habitait lĂ  et qu'il avait fourni le mobilier et dĂ©cide de quoi manger. "Pizza ? - T'as dĂ©jĂ  le dĂ©pliant en main, ça me ferait mal au cƓur de te contredire Ă  ce stade.", dit Noi parce qu'elle invite, et quand elle l'invite, elle le laisse choisir de bon cƓur. "Combien on en prend ? - Quatre ? Cinq ? - Cinq ? Ca va suffire ? J'pense qu'il vaudrait mieux six quand mĂȘme. Au pire ça te fera le petit-dĂ©j de demain. - Perso je bouffe pas de pizza froide au petit-dĂ©j, mais si tu comptes ĂȘtre encore lĂ  demain au petit-dĂ©j, oui, pourquoi pas... - Va pour six, alors.", conclut Shin sans mĂȘme relever l'insinuation mĂȘme pas un lĂ©ger rougissement, Noi en est presque déçue avant de replonger son nez dans le menu. "Elles sont Ă  combien ?", demande Noi en regardant le dĂ©pliant par-dessus l'Ă©paule de Shin pour avoir la rĂ©ponse Ă  sa question. "Euh, en fait, si on en prend six j'aurai pas de quoi payer. - Ah ben super, tu m'invites Ă  bouffer et c'est moi qui doit raquer ? - C'est bon, il manque presque rien.", rĂ©pond Noi en recomptant ce qu'il y a dans son porte-monnaie. "Tu peux faire un effort et complĂ©ter. - J'suis venu les mains vides, moi. J'pensais que tu m'nourrirais. - J'suis sĂ»re qu'avec la petite monnaie que t'as toujours en poche on a le compte. J'vais quand mĂȘme pas ressortir pour une pizza que tu mangeras tout seul demain matin. - A une Ă©poque rĂ©volue oĂč tu me respectais, tu serais ressortie. - C'est pas une question de respect, et comme tu l'as trĂšs bien dit, c'est une Ă©poque rĂ©volue... T'as d'autres avantages Ă  la place maintenant.", dit-elle en posant un baiser sur sa tempe. "... mouais.", repond Shin, peu convaincu. Il trifouille dans sa poche, sort sa petite monnaie et deux bouts de papier qui y traĂźnent qu'il pose devant lui sur la table de la cuisine. "Ca fera le compte ? - Ouip, c'est bon.", commence Noi alors qu'elle ramasse les piĂšces pour les ajouter Ă  sa main. "... est-ce que c'est ce que je pense ?", demande-t-elle en attrapant l'un des papiers. "Quoi ça ?" Noi dĂ©plie le papier et fait un grand sourire. "Vous ĂȘtes Ă  deux doigts du bonheur ! Amour L'amour de votre vie est Ă  cĂŽtĂ© de... - Rends-moi ça !", s'exclame Shin en attrapant sa main et ce coup-ci, c'est bon, il rougit. "C'est bon, pas besoin de m'arracher le bras, j'te le rends.", dit Noi en s'exĂ©cutant. "Ca se fait pas de fouiller dans les affaires des gens. - DĂ©jĂ , c'Ă©tait sur ma table et puis, bon, je l'avais dĂ©jĂ  vu, hein. - ... - Shin ? - Hm ? - Est-ce que t'y crois ? - A quoi ? ... Aux horoscopes ?", demande-t-il en fixant le papier dans ses mains, les joues toujours cramoisies. "... Ă  ce qu'il y a Ă©crit sur le tien. - ...... tu sais, c'est quand mĂȘme Ă©crit par des diables, ces machins....", reprend Shin au bout de quelques instants en remettant l'horoscope en poche. Ses yeux se relĂšvent vers Noi et sa bouche esquisse un sourire. "Alors j'pense que ça peut pas ĂȘtre faux. - ......... j'espĂšre que tu vas pas crever cette annĂ©e. - Pour l'instant, la seule personne qui a manquĂ© de me buter, c'Ă©tait toi, hein." Noi se met Ă  rire. Elle avait oubliĂ© ce dĂ©tail. "C'est pas faux. Bon ben tu seras sĂ»rement tranquille pour le reste de l'annĂ©e, alors. - Faut croire... Et toi, il disait quoi, ton horoscope ?", demande Shin, en retirant ses lunettes pour les nettoyer. "Que j'arriverais Ă  conclure en te tapant dessus. - ...... c'est ultra-spĂ©cifique, comme conseil. - Hm, mais c'Ă©tait vrai. - Y avait vraiment Ă©crit ça ? - Oui, enfin, en langage horoscope, genre "vos amours rĂ©alisĂ©es lors d'un combat", tu vois le style. - Je vois surtout que ça disait pas que t'avais besoin de me taper dessus, oui...", rĂąle-t-il, et Noi encercle ses Ă©paules de ses bras. "Shin ? - ...hm ? - Je t'aime. - Mouais. - Tu me le dis aussi ? - Nan. - Pourquoi ? - Mieux vaut que je le dise pas et que ce soit vrai que l'inverse." Le 18/10/2021 Ă  06h25 Env. 10 message Haute Savoie Bonjour AprĂšs avoir cherchĂ© sur le forum une rĂ©ponse Ă  cette interrogation, j'ai toujours vu qu'une dalle pleine pouvait ĂȘtre coulĂ©e en plusieurs fois tant que la sĂ©paration Ă©tait verticale, et avec un arrĂȘt de coulage au droit des murs. Par contre c'est une vraie galĂšre pour arrĂȘter le coulage, comment vous faites pour l'arrĂȘt avec le ferraillage ? Pour limiter les frais, je pensais donc faire livrer du bĂ©ton en toupie+pompe pour couler en une fois une "predalle" de 7 ou 8cm enrobage du treillis soudĂ© et de la partie basse du ChaĂźnage. Cette predalle serait tirĂ©e grossiĂšrement au rĂąteau sur la face supĂ©rieure afin de garder de l'accroche. Ensuite, j'aurais coulĂ© Ă  la bĂ©tonniĂšre l'Ă©paisseur manquante jour aprĂšs jour en arrĂȘtant le coulage avec des chevrons au droit des murs bien sĂ»r avec les chapeaux de part et d'autre. Cette façon de faire n'est pas commune, mais est ce que ça fonctionne ? Quels risques il y a si ce n'est pas le cas? Est ce qu'on ne peut pas voir ce systĂšme comme une predalle et une couche de charge? Si il faut absolument couler avec une sĂ©paration verticale, comment faire ? J'ai bien vu qu'il existait des grillages a mailles fines pour l'arrĂȘt du coulage, mais je ne vois pas du tout comment le placer au milieu du ChaĂźnage. Toute aide sera la bienvenue. Merci ! 0 Messages Env. 10 Dept Haute Savoie AnciennetĂ© + de 1 an Par message Ne vous prenez pas la tĂȘte pour vos travaux de maçonnerie...Allez dans la section devis maçonnerie du site, remplissez le formulaire et vous recevrez jusqu'Ă  5 devis comparatifs de maçons de votre rĂ©gion. Comme ça vous ne courrez plus aprĂšs les maçons, c'est eux qui viennent Ă  vous C'est ici Le 18/10/2021 Ă  07h13 Membre ultra utile Env. 10000 message Gard Bonjour, je ne sais pas si quelqu'un a compris ce que vous voulez dire, mais perso je ne comprends rien, vous voulez couler une dalle pour faire quoi ? Et pourquoi ne pas la faire en une seule fois avec les toupies ? ce sont souvent des petits dĂ©tails qui font la diffĂ©rence entre du bon et du mauvais travail 0 Membre ultra utile Messages Env. 10000 Dept Gard AnciennetĂ© + de 4 ans Le 18/10/2021 Ă  07h37 Env. 10 message Haute Savoie Bonjour,je pensais ĂȘtre clair mais Ă  priori non donc je reformule Je veux couler ma dalle entre sous sol et rdc. Le bĂ©ton livrĂ© coĂ»te ici super cher 170 euros le m3 et me revient Ă  100 euros le m3 quand je le fais moi livraison ciment et granulats en grosse quantitĂ©, j'en suis dĂ©jĂ  Ă  presque 100m3 de coulĂ© entre semelles, murs du sous sol et dallages. Je voulais donc faire des Ă©conomies en coulant une partie de ma dalle 26m3 de bĂ©ton quand mĂȘme. Suis je plus comprĂ©hensible ? Merci 0 Messages Env. 10 Dept Haute Savoie AnciennetĂ© + de 1 an Le 18/10/2021 Ă  20h17 Env. 10 message Haute Savoie Les experts vous en pensez quoi ? Tournesol? Les autres aussi bien sur Merci 0 Messages Env. 10 Dept Haute Savoie AnciennetĂ© + de 1 an Le 18/10/2021 Ă  21h13 Membre super utile Env. 2000 message Finistere Bonjour, Tu peux couler en plusieurs fois mais pas en plusieurs couches, il faut dĂ©limiter ta dalle en plusieurs fois et couler l'Ă©paisseur en entier a chaque fois. Pour la reprise il faut respecter une longueur de 50 fois le diamĂštre de l'acier a reprendre. Dernier point, un beton fait a la betonniere ne sera jamais aussi rĂ©sistant » et homogĂšne qu'un beton de centrale fabriquer aux petit oignons. Donc ca se fait pour une dalle de terasse par exemple mais pour des planchers de maison, perso j'Ă©viterais. Une maison en gĂ©nĂ©ral c'est le projet d'une vie, Ă©conomiser sur la structure meme de la maison et prendre des risques sur cette derniĂšre c'est pas un bon calcul. 0 Membre super utile Messages Env. 2000 Dept Finistere AnciennetĂ© + de 4 ans Le 20/10/2021 Ă  06h59 Env. 10 message Haute Savoie Merci Tornes. Je comprends l'avis "en bon pĂšre de famille". Effectivement le bĂ©ton de centrale est sĂ»rement meilleur que celui qui sort de ma bĂ©tonniĂšre-en tout cas il a une rĂ©sistance minimale garantie, ce qui n'est pas le cas du mien. AprĂšs j'ai assurĂ© le coup en Ă©tant surabondant sur la feraille st35 alors qu'un st20 aurait pu passer et sur l'Ă©paisseur de dalle 20cm avec des portĂ©es de dalle de 4m et des charges classiques dessus. Pour tout dire, c'est un ancien chef de chantier d'une grosse boĂźte de TP du coin qui m'a proposĂ© de couler en 2 fois dans le sens de la largeur. C'est justement parce que j'avais lu ici qu'en gĂ©nĂ©ral il ne faut pas le faire que je revenais demander un complĂ©ment d'informations. Merci 0 Messages Env. 10 Dept Haute Savoie AnciennetĂ© + de 1 an En cache depuis le lundi 15 aout 2022 Ă  23h55 Laisser l’espace au sol vide Le balcon filant n’est pas trĂšs grand, ainsi, il est prĂ©fĂ©rable de l’amĂ©nager en hauteur et de limiter l’emprise au sol. Accrochez des jardiniĂšres aux rambardes, installez un potager carrĂ© sur pieds ou en hauteur
 Ainsi, votre balcon sera plus optimisĂ© et moins chargĂ©.. Comment faire un joli balcon ? 4 conseils Ă  adopter pour l’amĂ©nagement de son balcon Recouvrir le sol du balcon . Ajouter des plantes de soleil et plantes d’ombre. Bien choisir le mobilier extĂ©rieur, la dĂ©co et le rangement du balcon . Adapter ses idĂ©es en fonction de la surface disponible. Comment couvrir un balcon ouvert ? Pour prĂ©server votre balcon ou votre terrasse des regards indiscrets et en profiter en toute quiĂ©tude, installer un brise-vue est une bonne idĂ©e. Canisse, panneaux en bois, claustra, voile d’ombrage Les solutions sont nombreuses, et certaines vous protĂ©gerons et du soleil et des voisins ! Comment amenager une terrasse longue et Ă©troite ? On retient l’angle créé sur un cĂŽtĂ©, façon canapĂ© d’angle d’extĂ©rieur, qui casse l’effet linĂ©aire. Pour rendre l’espace plus chaleureux, optez pour des coussins colorĂ©s ou Ă  motifs tropicaux. Vous pourrez aussi crĂ©er un coin repas en installant simplement une petite table non loin de la banquette. Comment se protĂ©ger de la pluie sur un balcon ? Guirlandes, canapĂ© en palettes, coussins
 Sachez qu’offrir Ă  votre balcon ou votre terrasse, un systĂšme de couverture avec un store, un voile d’ombrage dĂ©perlant ou une pergola, est une solution idĂ©ale pour les protĂ©ger des intempĂ©ries. Comment couvrir une terrasse Ă  moindre coĂ»t ? 12 revĂȘtements jolis et pas chers pour une terrasse ! Le bĂ©ton. Une dalle de bĂ©ton, ça marche Ă  tous les coups et cela fonctionne avec n’importe quelle dĂ©co ! Le gazon synthĂ©tique. Les dalles clipsables en ardoise. La moquette de pierre. Le carrelage. La rĂ©sine Ă©poxy. Terrasse en gravier. Les dalles clipsables en bois. Comment habiller une balustrade ? La façon la plus simple de changer l’apparence de votre balustrade est de la dĂ©caper et de la repeindre. Si vous ne touchez pas les marches et qu’elles sont en bois, choisissez une teinte naturelle comme le beige, le taupe clair ou encore le gris pastel. Comment moderniser un Garde-corps ? L’une des solutions les plus simples pour moderniser une barriĂšre bois un peu terne et vieillotte consiste Ă  lui passer une nouvelle couche de peinture. Cette option est valable aussi bien pour les balustrades rĂ©alisĂ©es en bois que pour ceux qui ont Ă©tĂ© faits en acier. Comment dĂ©corer un Garde-corps ? DĂ©coration Pour habiller le garde-corps et se protĂ©ger du vis-Ă -vis, l’on opte pour une canisse de bambou plein irrĂ©guliĂšre pour garder le cĂŽtĂ© exotique. L’on disperse des galets de marbre blanc par-ci, par-lĂ , autour des plantes, ils apportent de la lumiĂšre et confortent cette touche sauvage et exotique. Apportez de la verdure Ă  votre balcon avec un mur vĂ©gĂ©tal ; Placer un tapis d’extĂ©rieur qui dĂ©limitera l’espace et apportera une dose de confort ; Opter pour des meubles qui ne prennent pas de place comme des chaises et une table pliables, parfaits pour le rangement ; Choisir une banquette. Comment abriter sa terrasse de la pluie ? La toiture de la pergola peut ĂȘtre pourvue de lames orientables type brise soleil, de panneaux en bois, de stores en tissu ou mĂȘme d’un vitrage. Couvrir sa terrasse avec une pergola murale ou autoportĂ©e permet de jouer sur la luminositĂ© de son espace extĂ©rieur et d’ajuster sa ventilation. Comment habiller une rambarde de balcon ? Outre les plantes en pots qui habillent des recoins de la mini terrasse, les plantes grimpantes comme le lierre ou la vigne permettent de couvrir un garde-corps d’un balcon disgracieux. On n’hĂ©site d’ailleurs pas Ă  leur faire prendre un peu de hauteur pour crĂ©er une bulle vĂ©gĂ©tale en ville. Comment amenager le devant d’une terrasse ? AmĂ©nagement terrasse devant maison quels meubles choisir ? un salon de jardin assez confortable pour au moins le nombre de personnes vivant dans la maison. des coussins ou des poufs pour donner une touche cosy et attrayante Ă  votre petit coin de paradis. un tapis d extĂ©rieur d une taille adaptĂ©e Ă  votre espace dĂ©tente. Comment rendre une terrasse chaleureuse ? Un tapis extĂ©rieur rend la terrasse chaleureuse – Au lieu de laisser le sol brut sur la terrasse, le fait d’installer un tapis rappelle l’esprit d’un salon avec son ambiance confortable comme un cocon. Comment entourer une terrasse ? Les voici. 1/8. CrĂ©ez plusieurs espaces sur la terrasse avec des voilages. 2/8. Pensez Ă  plusieurs tapis extĂ©rieur pour structurer vos espaces. 3/8. Ajoutez des canisses ou brise-vues pour isoler le coin dĂ©jeuner. 4/8. DĂ©finissez les espaces de la terrasse grĂące Ă  des revĂȘtements de sol diffĂ©rents. 5/8. 6/8. 7/8. 8/8. Comment mettre en valeur une terrasse ? TrĂšs importante, la lumiĂšre met en valeur l’espace, crĂ©e un lieu chaleureux et met l’accent sur des Ă©lĂ©ments de la dĂ©coration. Mettez en valeur la terrasse en ajoutant des spots pour terrasse Ă  encastrer ou des leds Ă  installer autour pour la dĂ©limiter du jardin. Ornez les murets et poutres de supports Ă  bougie. Comment amĂ©nager une toute petite terrasse ? Habiller les murs sur la hauteur, jouer avec les sols Ă  motifs ou ajouter un tapis sont autant de pistes pour amĂ©nager une petite terrasse au goĂ»t du jour. Pour plus de praticitĂ©, le mobilier s’adapte avec une fonction pliable ou empilable, toujours dans l’idĂ©e de gagner quelques centimĂštres carrĂ©s. Comment amĂ©nager un balcon de 5m2 ? 03 AmĂ©nager un balcon de 5m2 PrivilĂ©giez des meubles gain de place et faites la part belle aux coussins de sol et plantes pour en rĂ©chauffer l’atmosphĂšre. Comment faire une terrasse zen ? Pour une terrasse zen, les matĂ©riaux naturels sont de rigueur. Le mobilier en bois, en bambou et en rotin est Ă  privilĂ©gier pour faire le plein de douceur et assurer un rendu chaleureux. Moins strict que l’acier ou le fer et Ă©galement moins angulaire, leurs lignes imparfaites feront tout le charme d’une terrasse zen. Comment amenager une terrasse Ă  moindre coĂ»t ? 10 idĂ©es simples pour relooker sa terrasse Ă  petit prix Repeindre son mobilier de jardin. VĂ©gĂ©taliser sa terrasse pour en faire un petit coin de verdure. Installer une voile d’ombrage sur sa terrasse . Oser le mobilier de jardin colorĂ© Recouvrir sa terrasse de caillebotis. Comment se protĂ©ger de la pluie ? Guide Comment se protĂ©ger correctement de la pluie ? Les gants. L’un des Ă©quipements le plus important Ă  avoir par temps de pluie est une paire de gants Ă©tanches. Les vĂȘtements. Pour lutter contre la pluie , il faut avoir une tenue adaptĂ©e. Les chaussures. Les sous-couches. Les couleurs. Comment fermer un balcon pour l’hiver ? Il existe une solution simple le rideau de verre. GrĂące Ă  ce systĂšme en verre sans montants verticaux, vous allez pouvoir fermer entiĂšrement votre extĂ©rieur terrasse, balcon, vĂ©randa, pergola
 afin d’en profiter hiver comme Ă©tĂ©. Comment couvrir une pergola contre la pluie ? Pour couvrir une pergola de la pluie, choisir une toiture Ă©tanche est essentiel. Certaines couvertures, comme le double-vitrage, apportent une lumiĂšre naturelle tout en protĂ©geant votre lieu contre la pluie. La protection solaire peut ĂȘtre ajoutĂ©e en option. Comment couvrir sa terrasse Ă  moindre coĂ»t ? La pergola vĂ©gĂ©talisĂ©e, la solution pour un ombrage naturel. Une pergola recouverte de polycarbonate, solution Ă©conomique pour abriter sa terrasse. Une Ă©lĂ©gante pergola en fer forgĂ© recouverte de cannisse. Une Ă©lĂ©gante pergola en fer forgĂ© recouverte de cannisse. Comment couvrir une terrasse sans assombrir ? Optez pour les panneaux en bambou ce bois exotique vous aide Ă  amĂ©nager un espace extĂ©rieur Ă  la fois cosy et chaleureux. Sa couleur naturelle plaira Ă  celles et ceux qui cherchent Ă  installer une ambiance douce et feutrĂ©e sous leur ombrage terrasse ! Quelles plantes pour mettre sur la terrasse ? Des variĂ©tĂ©s idĂ©ales pour pot sur le balcon ou la terrasse Le bougainvillier en pot sur la terrasse . Le brugmansia une floraison originale pour le balcon. Les ficoĂŻdes des fleurs en forme de soleil pour illuminer la terrasse . Les fuschia des clochettes retentissantes de couleurs. Comment bien ranger sa terrasse ? Ranger sa terrasse , son jardin 7 astuces malignes pour optimiser l’espace 1/7 Un abris de jardin. 2/7 Des mobiliers 2-en-1. 3/7 Des rangements modulables. 4/7 Faire de la rĂ©cup’ avec des cagettes. 5/7 Utiliser l’espace au mur. 6/7 Des paniers de rangement en guise dĂ©co. 7/7 Les housses de protection pour mobilier. Quel est le revĂȘtement de sol extĂ©rieur le moins cher ? Le carrelage ce revĂȘtement de sol pas cher est trĂšs facile Ă  entretenir. Les dalles clipsables en bois, ce revĂȘtement de sol apportera une touche de modernitĂ© et d’exotisme Ă  votre extĂ©rieur. De plus, il est facile Ă  poser. Les dalles de bĂ©ton rĂ©sistants, les dalles en bĂ©ton sont, en outre, pas chers ! Comment recouvrir une terrasse moche ? Installer des lames de bois, des dalles de pierre ou encore un tapis sont autant de maniĂšres de cacher un sol de terrasse moche. Ces solutions se posent par-dessus le revĂȘtement existant, de façon plus ou moins simple, Ă  installer soi-mĂȘme ou en sollicitant l’aide d’un expert. Comment refaire une terrasse sur une ancienne ? Ces deux types de revĂȘtements peuvent ĂȘtre coulĂ©s sur une ancienne terrasse en bĂ©ton, en pierre ou dalles, Ă  condition que celle-ci soit stable et plane. Si nĂ©cessaire, on peut d’abord poncer ou ragrĂ©er la surface, puis Ă©ventuellement appliquer un primaire d’accrochage pour assurer la bonne adhĂ©rence du revĂȘtement. N’oubliez pas de partager l’article !

comment couler une dalle en plusieurs fois